MaMA Event 2015 – jeudi

Deuxième jour du MaMA Festival. L’équipe du Transistor est toujours au complet pour parcourir le quartier de Pigalle. La pêche aux découvertes a de nouveau été bonne ce soir : à deux paires de jambes on a récolté 9 groupes dans 5 salles. Au programme : la timide electro-folk de Broken Back, la merveille de The Franklin Electric, la noise The K., les intriguants Caandides, le surprenant Chapelier Fou, la force délicate de Rozi Plain, le dandy suédois Jay Jay Johanson, le “frère-de” Selim, pour finir sur les survoltés The Wanton Bishops.

Broken Back


Il est 19h15, La Cigale n’est pas vraiment garnie mais ses fans savent se faire entendre. Broken Back est le projet solo d’un jeune breton qui commence à beaucoup tourner malgré un seul EP à son actif. Son electro-folk ne nous touche guère, par contre, lui, semble vraiment ému de jouer dans cette salle mythique. D’ailleurs il en profite pour faire des photos.

A revoir au Yoyo le 28 octobre pour la Creative Live Session

The Franklin Electric


The Frankin Electric, c’est le projet de Jon Matte : le chanteur canadien propose une folk-pop dans la lignée de Patrick Watson – pour qui il a été musicien de studio – ou Half Moon Run – avec qui il tourne. Avec beaucoup d’élégance, Jon Matte sert des harmonies qui tantôt transporte, tantôt serrent le cœur. Et alors qu’il nous raconte ses peurs, ses espoirs et ses doutes, il chope une trompette et nous captive d’un superbe solo de trompette.

Quelque part, on se dit que le multi-instrumentiste a eu raison de vouloir tout contrôler pour son premier album This Is How I Let You Down. D’ailleurs, pour cette chanson phare de l’album, la version live est bien plus puissante en live !

A voir le 4 novembre en première partie de Half Moon Run.
Lire l’interview de The Franklin Electric

The K.


La Boule Noire s’embrase immédiatement au son du trio The K. Dans la pénombre, ils délivrent un set surpuissant entre rock, noise, et expérimental.

Caandides

Les Caandides nous surprendrons toujours. Découverts en 2012 au festival Fireworks en première partie de tUnE-yArDs, puis revus l’année suivante lors d’une Nuit Fauve, on était intrigués par l’electro-pop de Caandides. Mais au Petit Moulin, il nous a semblé rencontrer un tout autre groupe. Certes, on pourra remettre le chant qui sonnait faux sur le compte d’un problème technique au départ, qui peut les avoir mis sous pression. Ou peut-être sur la salle qui n’est pas adaptée à des compositions trop élaborées. Mais ce son rêveur dissonant aux accents punk avait des airs de massacre de mélodies. Pourtant, autour de nous, personne ne paraît inquiété… A revoir dans d’autres conditions.

On les a revus, pour la sortie de l’album Winter XIII au Silencio, et rien à voir !

Chapelier Fou


Au fil des sorties d’albums magiques, Chapelier Fou commence à glaner pas mal de fans, ce qui fait que La Cigale est bien garnie et exulte régulièrement sous les solos de violon ou de synthé du Lorrain. Ses trois musiciens multi-instrumentistes concoctent également quelques surprises sonores comme quand l’un d’eux fait osciller ses nappes électroniques avec un joystick de jeu d’arcade. Quand le numérique et l’analogique sont aussi bien liés, on dit chapeau.

Lire l’interview de Chapelier Fou

Rozi Plain


De sa voix chaude, Rozi Plain s’élance dans des compositions aux rythmiques élaborées. Aux claviers, on reconnaît Yoshino Shigihara, de Zun Zun Egui. La complicité entre les deux musiciennes est palpable et participe à instaurer un climat de confiance. Comme pour nous protéger de ses assauts, la guitare de Rozi Plain tente de calmer les échappées de la batterie, et le concert se transforme bientôt en une jolie parenthèse. Car la voix de Rozi Plain, si enfantine, a un côté apaisant qui fait écho à son visage candide.

Lire l’interview de Rozi Plain

Jay Jay Johanson


Le roi de la pop suédoise tenait la tête d’affiche de la Cigale. Mais à la place du dandy qu’on attendait, on retrouve un musicien geignard, aux mains squelettiques inquiétantes. L’angoisse s’accroît à l’écoute des paroles, qui manquent cruellement d’optimisme. Seul le clavier a l’air à l’aise dans cette configuration, murmurant toutes les paroles, tentant d’instaurer une ambiance jazzy. Le plus dur est de voir Jay Jay Johanson crier ses remerciements alors que les applaudissements ne sont pas vraiment fournis… A croire qu’il ne veut pas voir à quel point la salle est vide.

Selim


D’entrée on remarque une certaine ressemblance avec Matthieu Chedid, physiquement, vocalement, et même guitaristiquement. C’est évidemment son frère, Joseph, empruntant son deuxième prénom comme nom de scène. Néanmoins, les analogies sont un peu trop nombreuses : on aurait aimé qu’il se démarque un peu plus de ses airs de famille musicaux. Mais le dernier rejeton prouve qu’il sait parfaitement happer un public… D’autant que c’est pas le dernier pour la rigolade, que ce soit dans ses textes ou entre les morceaux.

The Wanton Bishops


A peine arrivés dans le hall du Bus Palladium, on se retrouve happé par une ambiance électrique, avec une foule criant déjà les paroles d’un titre qui a tout l’air d’un tube. A coup d’astiquages de manche de guitare et de maltraitance de crash de batterie, The Wanton Bishop réussissent à faire monter la pression. Mêlant blues et tonalités du Moyen-Orient, leurs ballades ne restent pas langoureuse longtemps et prennent rapidement des virages rock réhaussés de solo d’harmonica aiguisé. La foule, prise de court, se dépêche de les suivre en tapant dans ses mains, pendant que les corps moites se retrouvent manipulés par leurs guitares. Très classe !


Remerciements : Victoria [Cecile Legros]

Catégorie : A la une, Reportages
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2 réactions »

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  • Solidays 2016 - samedi - Le Transistor - par Benjamin Lemaire et Agnès Bayou | Le Transistor :

    […] On adore le rock garage suintant des trois Libanais barbus, cela dit on est étonnés de les retrouver ici : chapeau à la programmation éclectique des Solidays ! Dommage qu’ils soient les premiers à jouer car la scène Dôme est encore peu remplie. Mais quand sonnent leurs riffs crados sur chant foudroyant et harmonica saturé, on est fous de joie. Leur set est évidemment hyper péchu, et les titres percutants – comme ‘Sleep With The Lights On‘ – s’enchaînent. Preuve qu’ils ont même conquis Solidays : le public reprend le refrain en choeur ! Lire le report de The Wanton Bishop au MaMA […]

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