Rock en Seine – Samedi

Le Transistor avait donné son itinéraire idéal. Avons-nous suivi nos propres recommandations ? Quelles ont été les surprises et les déceptions de la journée ? Un compte rendu à chaud de la deuxième journée du festival en attendant un live report plus détaillé.

LCD SoundSystem ©NicolasJoubard

LCD SoundSystem ©NicolasJoubard


Déjà, la journée a mal commencé, et les aléas du métro parisien (elle a bon dos la RATP) m’ont fait louper Chew Lips. C’est aussi dommage que les premiers groupes de la journée aient moins de temps de scène. Puis, comme je ne suis pas non plus admirative de l’hymne de la Coupe du Monde, je ne suis pas allée écouter K’naan – un tort sûrement.

Je me suis rattrapée en allant voir Plan B. J’ai beaucoup aimé comment le rappeur britannique swinguait entre les styles. Il a peut-être l’air de pousser sa voix quand il joue dans la cour des grands de la soul, mais n’a pas la prétention de les surpasser. Et si de la soul au rap l’évolution peut être compréhensible, le summum, c’est que sa chanson ‘Stay Too Long‘ soit reprise par le très prisé groupe de rock/drum & bass Pendullum. Un artiste touche à tout et qui se donne sur scène, ça court pas les rues.

Pour le plaisir de la découverte, j’ai délaissé les Stereophonics pour me laisser tenter par Quadricolor. Ce groupe d’électro-folk-progressiste -d’après leur MySpace-  est assez déconcertant. Ne serait-ce que pour leur reprise du casse-gueule ‘Stylo‘ de Gorillaz… Etait-ce à prendre au deuxième degré ? Sinon j’avoue que j’avais mal à mon Damon Albarn. Néanmoins, passé le coup de la surprise de leurs compositions volontairement dissonantes, on découvre une pop poussée, un style recherché. En tout cas, ils méritent plusieurs écoutes.

Parce que j’ai un faible pour leurs mélodies plus qu’accrocheuses, je suis allée revoir les Two Door Cinema Club. Avec un premier album parfait pour faire bouger les foules – comme taillé pour les festivals – il est facile de se laisser porter. Mes considérations sur ces jeunes pousses irlandaises lors du compte rendu détaillé.

Quand on est le chanteur d’un groupe underground de post-rock islandais, difficile de se faire une place au soleil. Mais de ces profondeurs Sigur Ros-iennes est sorti Jonsi, aux compositions symphoniques aériennes et aux costumes parés de couleurs délavées par les rayons. Un problème technique est survenu, laissant son matériel au Portugal. Ne se laissant pas démonter, Jonsi a décidé d’assurer son set en acoustique. Plus au sujet de cette personnalité de la musique dans le compte rendu détaillé.

Jonsi ©NicolasJoubard

Jonsi ©NicolasJoubard

Un grand sourire affiché aux lèvres, je me dirige vers l’Industrie, à contresens de toute la foule. Non je n’irai pas voir Queen of the Stone Age, juste parce que je n’ai jamais compris ce groupe. Parce que Josh Homme ne me fait pas rêver musicalement. Mais j’avoue avoir ressenti de la culpabilité en dansant sur les Naive New Beaters – peut-être que je passe complètement à côté des groupes de la décennie (QOTSA, Eagles of Death Metal et Them Crooked Vultures) sur un malentendu.

Un petit plaisir coupable donc que les Naive New Beaters. C’est samedi soir, on est là pour se détendre – moi du moins. Et je trouve la transition parfaite par rapport à ce qui se prépare sur la scène de la Cascade. Plus un échauffement devrais-je dire, tandis que la tension monte tout doucement à l’approche du set de LCD Soundsystem. Insouciants, nous dansons à la gloire de LA et des jolies filles, suivant la savante chorégraphie des doigts de David Boring : nous sommes tous Wallace !

La dernière chanson du set des NNBS se finit au coucher du soleil, les conditions sont parfaites pour que commence le concert de la soirée. La scène de la Cascade est compacte, c’est donc d’un seul souffle que nous réagirons à chaque note que sieur James Murphy nous apposera. Le concert de LCD Soundsystem était monumental, et ne peut être résumé. Vous attendrez le compte rendu détaillé.

Après un tel set, difficile d’apprécier d’autres groupes… LCD m’a ruinée pour le reste de la soirée. Je suis tout de même allée voir Jello Biaffra à la scène de l’Industrie. Entre les riffs métal-punk, l’ancien leader des Dead Kennedys n’a pas la langue dans sa poche et s’en prend à Sarkozy pour le plus grand plaisir du public. Malgré tout, je n’ai pas réussi à me mettre dans l’ambiance.

En fin de soirée étaient programmés les 2 Many DJs. Ici encore, le mash-up ne prend malheureusement aucune forme à mes oreilles. Et si beaucoup de titres gagnent à être (mal)traités par les frères Dewaele, je n’arrive pas à me laisser porter : mon esprit vogue vers un live improbable de ‘Dance Yourself Clean‘.


Remerciements : Ephelide

Catégorie : Concerts
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4 réactions »

  • Pierre :

    Ce que je trouve quand même fort, c’est de faire tout ce boulot qui, en quelque sorte profite au festival, alors que celui-ci ne vous a même pas accrédité. Enfin, moi je dis ça, je dis rien 🙂

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