Solidays 2015 – vendredi

Aux Solidays, on trouvedes forums sur la prévention contre le sida, des invités surprises, des manèges de fête foraine, des grues pour s’initier au saut à l’élastique, et 180 000 participants qui fouleront l’hippodrome de Longchamp et constitueront le nouveau record de fréquentation. Mais les Solidays, c’est surtout un festival militant dont les bénéfices sont reversés à la lutte contre le sida. Et autour de tout ça, on va pas mal déambuler parmi une soixantaine de concerts assez éclectiques.

Radio Elvis


Radio Elvis prend place sous le chapiteau Cesar Circus. Il est seulement 17h mais déjà pas mal de monde remplit la petite scène pour applaudir, voire acclamer le jeune groupe français. Leur set plutôt sombre est empli de tension et le magnétisme du chanteur est plutôt scotchant. Le buzz qui les entoure est donc loin d’être terminé.
Lire le live report au Pan Piper

Biga Ranx


Le jeune tourangeau Biga Ranx avait la lourde tache d’ouvrir les hostilités sur la grande scène, et ce ne fut pas sans mal car plusieurs problèmes de son et interruptions ont émaillé son set, pour le coup fort raccourci.

Soviet Suprem


Sur la petite scène Domino, les Soviet Suprem créent une ambiance bien plus festive et déploient un arsenal d’accoutrements des pays de l’Est, de cuivres de fanfares, et de jeux avec le public qui est parfois convié à monter sur scène. Certains y trouvent leur compte mais on va plutôt passer voir du rock péchu.

Palma Violets


Les Palma Violets ont l’habitude des concerts démarrant à blinde, avec hurlements, poses rock’n roll, et même bisous entre les deux leaders. Le set est enragé, et les nouveaux titres de leur tout chaud deuxième album ‘Danger in the club’ n’ont rien à envier à l’énergie de leur tubesque single ’Best of Friends’. En cette fin d’après-midi, la scène Bagatelle est déjà survoltée.

Lire le live report au festival des inRocKs
Lire le live report aux Eurockéennes

Izia


On passe ensuite voir le début d’Izia qui blinde la grande scène bien avant l’heure du concert. Mais un invité surprise fait son apparition derrière le micro : il s’agit de Bill Gates, épaulé par Luc Barruet le directeur du festival. Si le fondateur de Microsoft paraît assez peu à l’aise en public, il évoque pendant quelques minutes son engagement pour la lutte contre le sida et repart sous une ovation.

Les musiciens d’Izia débarquent ensuite et lancent une intro planante quasi post-rock avec une grosse ligne de basse qui tournoie et fait taper dans les mains la foule. Puis Izia surgit sous les hourras, tout sourire comme à son habitude. Elle entame alors les paroles de son single ‘La Vague’, et bingo, la grande scène est immédiatement retournée et reprend en chœur le refrain. Et avec la présence bien connue de la jeune chanteuse, la pression ne redescendra jamais.

Lire le live report au Printemps de Bourges

Angus & Julia Stone


On n’a pas fait long feu sur la scène où se produisaient Angus & Julia Stone. En effet, la fratrie folkeuse australienne a plutôt calmé les ardeurs du public bondissant de Solidays, sans doute venu se reposer au son d’un ‘Big Jet Plane’, entre deux autres live plus péchus.

Isaac Delusion


D’ailleurs, on s’étonne de la grosse ambiance du chapiteau César Circus sous lequel officient les Isaac Delusion. Leur électro-pop avec chant planant fait carrément mouche, mais pour notre part, on va plutôt se tourner vers la scène Domino où évolue Hanni El Khatib. L’ambiance est autrement plus rock’n roll, à tendance poisseuse. Sous une lumière tamisée rougeoyante, les gros riffs sont envoyés à un public conquis, voire déchaîné dans les premiers rangs.
Lire le live report de Isaac Delusion au Point Ephémère
Lire l’interview d’Hanni El Khatib

Asaf Avidan


A la nuit tombée, Asaf Avidan est très attendu sur la grande scène. Il est cette année entouré d’un groupe très féminin (dont son ex) et plutôt plein d’entrain, contrastant avec ses précédentes tournées en solos assez intimistes. Cette formation nous avait un peu déçus en début d’année au Zénith de Paris, mais force est de constater qu’elle sied bien au jeune et bouillonnant public de Solidays. Même son fameux hymne ‘Reckoning Song’ est un peu plus festif que d’habitude. Toujours aussi expressif et habité, l’Israélien a une énorme gouache et n’arrête pas de se tordre autour de son micro. Il raconte encore un peu trop sa vie entre les morceaux, voire parfois pendant, mais son show reste assez fascinant.

The Dø


Fascinante également, Olivia de The Dø . On rate rarement le duo qu’elle forme avec Dan, et qui ce soir joue en formation complète, à cinq, sur la scène Bagatelle. Une petite scène découverte qui leur va bien. Et chaque intro est couverte par les hourras d’un jeune public qui semble les connaître par cœur. Surtout lorsqu’Olivia sort une petite chorégraphie qui est attentivement reprise par la foule pour entamer ‘Despair Hangover and Ecstasy’. Evidemment, c’est l’hystérie dès les premières notes.

Lire le live report au Zénith
Lire l’interview de The Do

Thylacine


La soirée se termine par la jeune garde de l’électro française qui fait un gros carton : Après The Avener, le jeune Madeon enflamme la scène couverte Dôme. Il en fait des tonnes en s’acharnant sur ses multiples pads colorés, mais au moins, il dirige ses instruments vers le public ; plus sympa pour la compréhension. Dans une veine moins criarde et démonstrative, enchaîne l’impressionnant Thylacine, qui passe de ses machines à un saxo ou à un petit sampler accroché autour de son cou.

Madeon

Paul Kalkbrenner


Pour clore la soirée, l’Allemand Paul Kalkbrenner animait la grande scène par son électro presque mélancolique, un coup fumant tranquillement un autre jouant au mec très très énervé derrière sa console… Mais comparé aux artistes précédents, c’était clairement visuellement zéro…


Remerciements : Jeremy [Brigitte Batcave]

Catégorie : A la une, Reportages
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Une réaction »

  • Les Vieilles Charrues 2015 - samedi - Le Transistor | Le Transistor :

    […] Encore une fois, l’electronica vaporeuse du jeune angevin nous a fascinés. A lui seul, il fait déjà danser toute la petite scène à 18h30, en jouant ses titres à la fois éthérés et dansants, comme l’entêtant ‘Antidote‘. Et quand il lâche quelques instants ses pads pour son saxo, on est davantage transportés dans son voyage. Le public est même invité à monter sur scène sur le dernier morceau. Le tout dans une ambiance est bon-enfant, les bras en l’air. Voir les photos de Thylacine aux Solidays […]

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