Printemps de Bourges – mercredi

Deuxième journée du Printemps de Bourges. Ca commence à s’activer, avec plus de salles de concert. On a un peu zigzagué pour voir Ben Howard à l’Auditorium et être déçu, puis on a été surpris par Izia au Phénix, ensuite on est allés au Palais d’Auron pour Dominique A et Camille, pour finir par danser sur The Name au 22 d’Auron.

Ben Howard

Depuis le temps qu’on écoutait Every Kingdom en boucle, il était temps de voir Ben Howard en live. L’auditorium est silencieux, Ben Howard chuchote un hello puis sa voix emplit la salle avec ‘Black Flies’. Rapidement, on a l’impression d’assister au combat du surfeur face à l’océan, la batterie explose telle la vague qui frappe de plein fouet, et notre surfeur se retrouve échoué sur la plage. Mais il ne renonce pas et entame ‘Diamonds’ sur laquelle sa guitare imite le ressac de la mer. Sauf qu’il vient briser ce calme en engueulant un photographe, car le clic de son appareil le dérange. Il s’énerve réellement, l’insulte presque, puis s’excuse auprès du public.
YouTube Preview Image Le concert reprend, mais c’est là qu’un énorme problème technique intervient. Apparemment la pédale a fait des étincelles, tous ont quitté la salle sauf la violoncelliste. Ben revient et trouve la source du problème : son Bouddha était tombé sur le côté, c’est pour ça que le concert était bizarre. On repart pour le sud de la France avec ‘Old Pine’, la salle l’encourage, sa voix se brise sur ‘Only Love’. On explore ensuite des ténèbres avec une nouvelle chanson, puis Ben devient plus positif avec ‘Keep Your Head Up’… Malheureusement la chanson rappelle furieusement le John Butler Trio. C’est sur cette dernière note qu’il quitte la scène, après un set de six chansons à peine. Il aurait largement eu le temps de faire une chanson de plus. Ben Howard serait devenu une diva ?

Izia

On file au Phenix pour voir Izia. Sa réputation la précède car malgré Revolver, la plus grande salle du festival est pleine à craquer. Au début, le jeu de scène de la demoiselle fatigue un peu, elle s’excite pas mal à crier pour pallier à un manque d’originalité dans ses compos. Puis on commence à s’attacher à cette jeune femme un peu brusque, un peu rebelle, qui aime être tendre et vulgaire à la fois. Une fille qui secoue son public et n’a pas peur de le malmener en lui interdisant les chansons paillardes et autres reprises de supporters bourrés. Certes elle joue beaucoup sur sa sexualité pour attirer l’attention, mais au bout d’un moment, on se rend compte qu’elle est juste elle-même. Que depuis toute petite, elle n’a qu’une hâte, c’est de courir d’un bout à l’autre de la scène, de frapper sur la batterie, d’entendre ses chansons reprises par la foule. Elle ne joue pas un rôle. Et la musique qu’elle joue, c’est celle qui la fait vibrer, tout simplement, celle sur laquelle elle dansait devant sa glace il n’y a pas si longtemps. Du coup, comme elle prend son pied, le public aussi.
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Dominique A

Dans le Palais d’Auron, autre ambiance. Tout le monde est assis et attend Camille. Dominique A balance ses vers sur des notes. Sur des trémolos, il nous raconte que la vie n’est pas l’esclave des étoiles. Souligné par un quintette à vent et un groupe très rock, il oscille entre des souvenirs d’enfance difficiles et prédictions funèbres, il déplore le quotidien et s’inquiète de la détresse qui l’entoure. Et alors qu’on se perd entre rêve et réalité, le bassiste danse un tango avec sa contrebasse. Mais le public ne répond pas, ne cherche pas à saisir les métaphores. Au loin, on entend Dionysos qui est sûrement en train d’escalader le Phenix vu tout le raffut qu’il fait. L’électricité et les déflagrations auront raison des musiciens, mais il sera difficile de tirer une réaction de la salle. C’est très joli, mais on peut pas tous être touchés.
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Camille

On avait aimé l’album ilo veyou, on a aimé le concert. Lire le Live Report complet de Camille au Printemps de Bourges

The Name

C’est l’histoire de deux potes qui composent pour Bref. Le geek au t-shirt Atari bidouille sur les machines pendant que le barbu folkeux tape sur la batterie. Ils se démènent, se débattent contre des problèmes techniques – on dirait pas comme ça mais c’est physique. Et petit à petit, le public se met à danser, et réagit lors des pauses calculées. On voit même un téméraire monter sur scène pour tenter un slam. A suivre pour l’album en préparation.


Remerciements : Antoine (Opus 64)

Catégorie : Concerts
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