Les Vieilles Charrues 2015 – samedi

Encore une journée de festival hyper variée. Aux Vieilles Charrues 2015, il y en a pour tous les goûts : on passe du rap de Bigflo & Oli au rock’n roll garnement de The Strypes, de l’électro lumineuse de Thylacine au flow bien vénère de JoeyStarr sur son projet Caribbean Dandee avec Nathy, ou encore la grande revue de Tony Allen avec Damon Albarn et Oxmo Puccino et les imparables The Shoes. Et beaucoup d’électro sous toutes ses formes avec SBTRKT, Madeon et The Prodigy.

Bigflo & Oli


Les jeunes frères toulousains ont mis le feu à la petite scène Grall, blindée. Bigflo & Oli ne cessent de sautiller de long en large et de se clasher sur fond de scratchs et de violoncelle. Leurs punchlines souvent drôles et leur flow haute vitesse font un carton auprès du jeune public. Et ils démontrent que leur rap n’est ni négatif ni fermé, surtout lorsqu’ils entament des solos de piano ou de trompette. Car en plus, ce sont de véritables musiciens !

Tony Allen Review feat. Damon Albarn et Oxmo Puccino


Percus et basse entêtantes, claviers funk, solos de cuivres, rythmique afrobeat… le mythique batteur de Fela Kuti et ses musiciens groovent déjà sévère. Mais bientôt, son vieux comparse Damon Albarn déboule tout sourire sur scène, s’installe derrière le piano et entame le joli titre ‘Poison‘. Puis le chanteur de Blur enchaîne aux synthés, se mêlant aux autres musiciens pour accompagner Oxmo Puccino qui arrive à son tour pour poser son flow. Damon a l’air de s’amuser comme un gamin, dodelinant de la tête derrière son clavier. Résultat dans le public, ça bouge les hanches jusqu’à la fin du set. Mais Albarn s’est vite éclipsé pour rejoindre Blur qui joue le soir même au festival de Benicassim.

Lire le live report de Damon Albarn au festival des inRocKs

Thylacine


Encore une fois, l’electronica vaporeuse du jeune angevin nous a fascinés. A lui seul, il fait déjà danser toute la petite scène à 18h30, en jouant ses titres à la fois éthérés et dansants, comme l’entêtant ‘Antidote‘. Et quand il lâche quelques instants ses pads pour son saxo, on est davantage transportés dans son voyage. Le public est même invité à monter sur scène sur le dernier morceau. Le tout dans une ambiance est bon-enfant, les bras en l’air.

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The Strypes


Les quatres très jeunes irlandais ont clairement mis le feu à la scène Kerouac. Même s’ils n’ont pas encore vingt ans, leur look mods et leur énorme énergie rock’n roll nous envoient dans les 60s. Leur bassiste semble possédé : il en fait des tonnes, prend des poses de guitar-hero, et déclenche même l’hilarité du chanteur en se laissant tomber sur le sol. Entre riffs garage tonitruants, solos de guitare jouée dans le dos et harmonica disto, on est restés scotchés à leur patate. D’ailleurs tout le public est surexcité. Pas étonnants qu’ils aient été adoubés – entre autres – par les Artic Monkeys

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The Shoes


Malgré le crachin, la formation électro-rock a pas mal ambiancé la petite scène, surtout sur ses hits ‘Give It Away‘ et l’imparable ‘Time to Dance‘ en final. Leur show est agrémenté d’images épileptiques défilant en fond de scène et pimentant leur énergique prestation scénique.

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Lire le live report de The Shoes au festival des inRocks
Lire le live report de The Shoes aux Eurockéennes

The Prodigy

Le show des Anglais était très attendu, voire un peu trop. Enormes basses, son très lourd, lights épileptiques… The Prodigy entament leur show par le mythique ‘Breathe‘ puis déballent leurs derniers titres comme ‘Nasty‘ ou ‘The Day is My Enemy‘. ‘Firestarter‘ fait un carton et ‘Smack My Bitch Up‘ met à genoux pour mieux pouvoir sauter une foule en transe. Mais leur dernier titre en rappel ‘Take Me To The Hospital‘ subit une coupure de son totale en façade. Le groupe doit même s’éclipser puis s’excuser, pour reprendre de plus belle une fois le mal réparé. Un final d’autant plus épique, donc.
YouTube Preview Image Lire le live report de The Prodigy au Zénith
Lire le live report de The Prodigy à Rock en Seine

Madeon


On est restés quelques minutes devant le jeune Nantais. Il joue son gros single ‘You’re On‘ quasiment d’entrée, ce qui déclenche les hurlements des plus jeunes sur la petite scène Grall, copieusement garnie. Gestuellement, il en fait toujours beaucoup trop, ce qui est un tantinet irritant, surtout sur des morceaux pompiers. Et matière de musique électronique, on va plutôt aller voir SBTRKT sur la scène Kerouac.

SBTRKT


Les lumières sont tamisées, on distingue à peine les trois membres de SBTRKT. On perçoit surtout le masque (africano-maya?) de leur leader Aaron Jerome pointer derrière ses multiples machines. Le set des Anglais est tout aussi énigmatique, mais surtout électrisant, comme à l’écoute du superbe ‘Wildfire‘. Jerome prend ensuite le micro pour annoncer un tribute à Radiohead; et le groupe entame ainsi son remix de ‘Lotus Flower‘. Leur électro à tendance dubstep semblait un poil trop barrée pour ce festival, mais elle est finalement une parfaite alternative à Madeon.

Caribbean Dandee


Le showman du jour était bien JoeyStarr. La grande scène Glenmor vient d’être chauffée à blanc par le duo de beatbox breton Krismenn & Alem, lorsque les scratchs de DJ Pone résonnent sur du TTC. JoeyStarr déboule alors seul et n’attend pas pour foutre le feu avec son one-man-show fait de poses, de semblant de strip-tease, de majeur sans cesse brandi…

D’ailleurs il reprend rapidement du NTM, comme ‘Qu’est-ce qu’on attend‘ ou ‘Police‘, et quelques nouveautés labellisées Caribbean Dandee. Il est ensuite rejoint par son acolyte Nathy, puis le DJ Cut Killer et le collectif d’ambianceurs Bagarre. Malgré la pluie, près de 50000 booties ont shaké jusqu’à 3h du matin.

Lire le live report de JoeyStarr à l’Olympia


Remerciements : Lucie [Vieilles Charrues]

Catégorie : A la une, Reportages
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