Foals en concert privé au Point Ephémère

Leur dernier et troisième album Holy Fire à peine dévoilé, les Anglais de Foals donnaient un concert privé en marge de leur tournée officielle qui passera par l’Olympia et le Zénith. C’était au Point Ephémère, devant un public d’invités rigoureusement sélectionnés pour leur amour du groupe, ou leur talent à avoir des amis utiles.

Les cinq acolytes prennent place un à un pour entamer l’hypnotique ‘Prelude’, ouverture de leur dernier album. Introduction idéale en forme de symphonie floydienne progressive de quatre minutes, le morceau installe l’ambiance et déploie une bulle sonore qui vient épouser les contours de la salle. L’harmonie est parfaite, rodée, brutale, et coupe tout contact avec le monde extérieur. Durant toute l’heure qui va suivre, aucune rupture de ce lien ne sera à signaler, la symbiose ne fléchira pas un seul instant.

Foals

Idéalement équilibré, le set jongle avec les compositions des trois albums dans un équilibre d’apothicaire. Chaque morceau a été retravaillé au niveau de son introduction tout en préservant son caractère immédiatement reconnaissable. L’urgence de ‘Total Life Forever’ se fond ainsi dans les méandres profonds de ‘Olympic Airways’ qui laisse la place au terriblement efficace ‘My Number’, tube imparable s’il en est.

Balayant d’un revers de guitare ceux qui regrettaient jusqu’alors la rugosité du premier album, Foals réinjecte en live acidité et violence, laissant une nouvelle écorchure au passage de chaque titre. Parfait dans son rôle de leader, planqué derrière une mèche frisée suintant la rage poétique, Yannis mène la barque d’une voix assurée qui ne prend jamais le dessus sur ses compagnons.

Les décrochés de guitare de ‘Miami’ préparent la voie à l’entraînant ‘Blue Blood’, faisant de ce dyptique une charnière de force pour attaquer la seconde partie du concert. Tout droit sorti du dernier album, ‘Providence’ est une pure machine à décoller le papier peint qui vient à point nommé pour lancer un ‘Balloons’ brut et rauque. Yannis en profite pour fendre la foule avant de remonter sur scène pour l’épique ‘Spanish Sahara’ qui s’envole dans les hautes sphères. L’ultra musclé ‘Red Socks Pugie’ achève un set nerveux, sans concession ni temps mort, à l’étourdissante puissance évocatrice.

La poésie rapeuse de ‘Moon’ ouvre le rappel plus que nécessaire. ‘Inhaler’, véritable bulldozer, sert ainsi de tremplin à ‘Two Steps Twice’ qui conclut la soirée par un shot d’adrénaline reçu en plein coeur. Une dernière preuve que Foals est un de ces rares groupes capables de vous rappeler à la vie, la vraie, celle qui vous laisse essouflé et enivré, un être de chair, de sang et de tripes, plus grand et plus vivant que jamais.

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Réclame

Holy Fire, le troisième album de Foals, est paru chez Warner.
Foals sera en concert à l’Olympia le 25 mars, entre une date à Lyon et Lille. Ils ont déjà prévu un Zénith le 12 novembre 2013.
Illustration par Lionel Faliu


Remerciements : Amael (Warner)

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