The Drums au Trabendo

Alors que plus personne ne les attendait, The Drums reviennent avec leur troisième album. Ces trois années de silence, mais surtout les rebondissements, ont permis au désormais duo d’être plus aventureux en terme de composition. La question est de savoir si Encyclopedia ne serait pas le dernier spasme avant une fin annoncée depuis leurs débuts, comme tous ces groupes hype propulsés sur la base d’un buzz.

The Drums

La fumée monte depuis dix minutes déjà quand le duo arrive, accompagné de musiciens, sur quelques notes dissonantes d’introduction. Sûr de lui, Jonathan Pierce – magnifique dans sa jolie veste rouge brillant – démarre avec un nouvel morceau, ‘Bell Laboratories’ et ose une petite chorégraphie. Les synthés montent, et les chœurs viennent pleurer l’innocence perdue de The Drums sur la dramatique ‘Let Me’.

Pour que la foule puisse reprendre le refrain, le groupe revient sur ‘Me and the Moon’, mais c’est le nouveau single, ‘I Can’t Pretend’ qui sera acclamé par la foule dès les premières phrases. De là, Jonathan Pierce devient envoûtant, et ses gestes se font plus amples à la manière d’une diva. Très sobre à côté de son ami d’enfance, Jacob Graham, quand il n’est pas dos à la foule, semble diriger la chorale de la paroisse.

The Drums annonce quelques anciennes chansons, dont la touchante ‘Best Friend’. Le chanteur remercie chaleureusement en français, tandis qu’à ses coté Jacob commence à peine à se laisser porter par l’accrocheur ‘Kiss Me Again’. Et ne laisse rien transparaître de son malaise à jouer ‘Face of God. Jonathan enchaîne avec ‘Money’, soulignant avec arrogance sa facilité à atteindre les notes les plus aigues. Après son aria, il attrape un « je t’aime » lancé de la fosse avec grâce.

Tout compte fait, les morceaux se marient bien : le nouvel album ne détonne pas dans la setlist. Le groupe tient bon, avec notamment l’intense ‘Book of Revelation’, mais on est loin des slams qui agitaient leur première Cigale pour le festival Jalouse en 2010 ! Le public participe tout de même : s’il a du mal à suivre le rythme de ‘I Hope Time Doesn’t Change Him’, il sort les briquets pour la très personnelle ‘Wild Geese’.

C’est lors du rappel avec l’enchaînement des tubes du premier album que la différence se fait frappante, avec ‘Forever and Ever Amen’ et le toujours aussi efficace ‘Let’s Go Surfing’. Enfin, The Drums se délecte de la foule leur chantant ‘Down By The Water’ par chœur… avec l’espoir de bientôt retrouver la gloire qui accompagnait leurs premiers efforts.
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Remerciements : Elodie JOUAULT (Him Media)

Catégorie : A la une, Concerts
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Une réaction »

  • Les Vieilles Charrues 2015 - dimanche - Le Transistor | Le Transistor :

    […] The Drums Visuellement, les New-Yorkais en jettent. Leurs tenues et leurs attitudes captent d’entrée l’attention, surtout via leur chanteur hyper maniéré. Après une absence de plusieurs années, ils sont revenus avec un album, Encyclopedia, fin 2014. Leur single aérien ‘I Can’t Pretend‘ débute un live difficile à suivre à cause d’une pluie toujours plus forte. Mais leurs mélodies pop sont toujours entêtantes et sonnent comme des classiques, comme ce ‘Let’s Go Surfing‘ qui fait danser l’audience de la petite scène Grall. Lire l’interview de The Drums Lire le live report de The Drums au Trabendo […]

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