Sorry au Trabendo
Après avoir dû annuler sa date parisienne de mars pour des raisons familiales, Sorry était de retour au Trabendo pour retrouver son public. Le groupe du nord de Londres, attendu autour de son troisième album COSPLAY, paru à l’automne chez Domino, a présenté sur scène les titres de ce nouveau chapitre, entre tension grunge, mélodies accrocheuses et énergie brute.
Sorry

Les premières secondes de ‘Right Round the Clock ‘sont contrariées par un problème technique, décidément ! Heureusement, le groupe reprend les rennes. Sur scène, les musiciens ne sont pas déguisés, comme le titre de leur album pourrait le suggérer, mais le batteur arbore tout de même des lunettes blanches qui évoquent Michel Polnareff. La chanteuse Asha Lorenz aussi se cache sous une veste et des des lunettes… qu’elle passe son temps à les remettre, peut-être pour se protéger des élans de la foule.
Avec ‘Jetplane’ et ‘Candle’, Sorry avance sans chercher la ligne droite. Les morceaux bifurquent, les rythmes se brisent et rebondissent. Sur ‘Key to the City’, la salle applaudit avant même que le titre soit terminé, il leur faut plusieurs secondes pour calmer les ardents du public. La jeune frontwoman a du mal à gérer les émois du public, ce qui rappelle un peu les débuts des Arctic Monkeys, avant que Alex Turner ne prenne confiance en lui.
En intro de ‘Screaming in the Rain’, Sorry s’amuse avec un extrait de la légère ‘Rain drops falling on my head’, pour contraster avec l’atmosphère du morceau. En intro de ‘Today Might Be the Hit’, le groupe lance enfin un « bonjour » qui suffit à faire crier le public. Le groupe avance dans la setlist, maintenant l’énergie avec ‘Cigarette Packet’ et ‘Billy Elliot’ mais c’est ‘Starstruck’ qui provoque l’une des réactions les plus vives de la soirée.
De nouveau, en intro de ‘As the Sun Sets’, Sorry propose un ‘What a Wonderful World’ de Louis Armstrong, comme un miroir d’émotions. Puis les téléphones se lèvent comme une armée sur l’irrésistible ‘Echoes’. De ce moment, le groupe, à l’aise, défile les tubes avec ‘Alone in Cologne’ tout en tension retenue, suivi de ‘Let the Lights On’ qui ramène une innocence rassurante. Le duo sur ‘Life in this Body’ est très touchant, et ouvre sur ‘JIVE’, porté par une voix plus éthérée d’une humeur presque sombre.
Le groupe revient pour trois titres : ‘Into the Dark‘, ‘Magic‘ et ‘Waxwing‘. Une fin fidèle à ce qui aura traversé tout le concert : chez Sorry, un refrain peut accrocher dès la première écoute, mais c’est souvent le virage suivant qui reste en tête.
Catégorie : A la une, Concerts
Artiste(s) : Sorry
Salle(s) : Trabendo
Production(s) : Domino Records
Ville(s) : Paris

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