Wavves et The Videos au Badaboum

C’était notre premier concert depuis… Au cours de la semaine, beaucoup de groupes ont maintenu leur date, mais pas tous, pour des questions épineuses mais évidentes d’assurance. En attendant, on avait réellement besoin d’un bon live : pour éviter que l’événement devienne un obstacle insurmontable. Et même si les retours des plus courageux redonnaient espoir, pour ce premier concert, symboliquement, il fallait que la bande de copains soit au complet. Finalement, on a récupéré la place manquante pour Wavves et The Videos au Badaboum grâce une personne qui justement a renoncé.

The Videos

Après avoir lu le troublant témoignage d’Alexter qui nous généreusement offert sa place, on se dirige vers le Badaboum. A pied, à cause d’une alerte colis suspect dans le métro. Au passage, on ne peut s’empêcher de remarquer le nombre angoissant de gendarmes dans le quartier. Par précaution, on ne traine pas devant l’entrée, on attendra les copains à l’intérieur. On s’engouffre, on se fait palper, puis une bière dans la main, un pote dans l’autre, on attend la première partie. The Videos n’y va pas par quatre chemins et balance un grunge en mode réminiscence de Nirvana… avec une violence à laquelle on n’était pas préparés.
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Wavves

Avant de jouer, Nathan Williams remercie le public d’être venu, ce qui prend dans ces circonstances un tout autre sens. Mais dès qu’il commence à chanter faux, la salle se détend petit à petit pour laisser une ambiance bon enfant s’installer. Bientôt on se moque joyeusement de lui sur ‘Idiot’ et on se laisse porter par la batterie de ‘Linus Spacehead’ si solide sur ses appuis. Wavves jouent fort, très fort, ça tombe bien, parce qu’on a très envie de hurler pour se défouler comme on l’aurait fait à JC Satan. Les pogos s’élancent rapidement sur l’insouciance de ‘Beat me Up’ – comme pour rattraper l’annulation de Fidlar. Et les slams vont bon train, mieux qu’à Shy’m mardi dernier !

« Si un mec tombe, vous pouvez le récupérer ? » demande le chanteur juste après ‘My Head Hurtscriant de Blink-182. Wavves propose ensuite ‘No Life For Me’, issu de sa récente collaboration avec Cloud Nothings. On regarde le joli déferlement de boucles déclenché par les headbangs du bassistes sur des paroles plus qu’appropriée, car répétant en boucle « I’m Not Worried ». Nous voilà maintenant en train de reprendre des refrains qu’on ne connaissait pas forcément une heure auparavant, et de danser sur des riffs entêtants comme celui de ‘Bug’. Et soudain, ‘King of the Beach’ nous fait chanter “We are never gonna stop”…

A la lumière de cette étude de texte, Wavves était clairement le meilleur concert pour se remettre en selle. Tout à sa joie, le chanteur se lance dans un slam alors que seuls résonnent les larsens d’ampli après le doux ‘Green Eyes’ qui en live prend des allures guerrières. Puis, pour ne pas laisser planer le doute quant à un éventuel rappel, l’ingé son se tape une barre à pousser à fond ‘I Will Always Love You’ de Whitney Houston. Un concert parfait on vous dit !
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Réclame

V, le cinquième album de Wavves, est paru chez Ghost Ramp/Caroline.


Remerciements : Michel [Fargo Mafia] et Alexter

Catégorie : A la une, Concerts
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