Rock en Seine 2013 – Jour 2

Deuxième jour à Rock en Seine, on fait le plein d’énergie pour enchaîner une journée qui s’annonce chargée. On commence par Eugene McGuinness, qu’on enchaîne avec JC Satàn, La Femme, et Black Rebel Motorcycle Club, même si on les a déjà vus aux Eurockéennes de Belfort… pour finir par Nine Inch Nails. Et on s’arrêtera là, parce que Phoenix est par trop pompeux et prétentieux et cette journée si bien entamée ne mérite pas d’être gâchée !

Eugene McGuinness

Tout au long du concert, on cherche ce qui nous a plu dans les albums d’Eugene McGuinness. On ne demandait pas non plus à ce que son stage auprès de Miles Kane en fasse une bête de scène, mais le fait est qu’on s’ennuie ferme. La performance est molle, même si le batteur dégouline de sueur, la voix du chanteur est tellement masquée par les guitares qu’on doute de sa puissance, et la basse est trop en avant. Dans la foule, encore peu nombreuse, les réactions sont subtiles. Donc quand le groupe embraye sur la lancinante ‘Down’, on se décide à rejoindre JC Satàn pour se réveiller un peu.
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Jc Satàn

Ce qui est bien avec JC Satàn c’est qu’aucun concert ne se ressemble. Leur performance très rock est toujours aussi surprenante, très remontée, spontanée. Les musiciens lâchent leur gros rock stoner qui tâche, chantent très fort, entraînent la foule, la prennent à revers, la font sourire et danser. Ils arrivent même à faire croire que c’est un véritable jeu d’enfant alors que leurs compositions sont aussi intenses que subtiles. Décontractés et accessibles, ils donnent l’illusion d’une douceur tandis qu’ils hurlent et finissent les morceaux à genoux, le sourire aux lèvres, au milieu d’un filet de bave fraîchement remontée des tripes.
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La Femme

Première surprise : le monde amassé qui attend La Femme devant la scène de La Cascade. Les musiciens, affichant une nonchalance qui ne trompe pas, débarquent un à un. Et la chanteuse, arborant un petit béret, se lance dans de petites chorégraphies espiègles pour alléger sa mine sérieuse et concentrée. Une fois de plus, on regrette que les enchaînements ne soient pas au point et que les fins de morceau soient bâclées. Un vrai gâchis. Heureusement que le batteur est carré ! Mais on ne résiste pas aux refrains, et on se laisse prendre par l’ambiance. ‘Si Un Jour’ est trop courte mais ‘Télégraphe’ se révèle féroce. Et on admire le bassiste qui se décide à balancer une planche pour réellement surfer la foule.
A noter que si c’était Fauve qui avait composé ‘Anti-Taxi‘, on les aurait traité de bourgeois… mais c’est La Femme qui l’a écrite alors on reprend en cœur.
YouTube Preview Image Lire l’interview de La Femme

Black Rebel Motorcycle Club


Une fois de plus, les Black Rebel Motorcycle Club égrènent les singles, comme pour justifier aux yeux du public leur programmation sur la Grande Scène. On se laisse prendre par ‘Hate the Taste’, comme un écho à leur ancien tube parfait ‘Ain’t No Easy Way’. L’ambiance se réchauffe, et bientôt des mosh pits s’organisent sur ‘Conscience Killer’, qui contraste sans pour autant heurter la sensualité d’autres morceaux comme ‘Weight of the World’.
A la batterie, Leah Shapiro semble possédée, cachant des yeux assoiffés de sang derrière ses cheveux. De son côté, le massif Peter Hayes reste impassible, fidèle à lui-même, ne s’émouvant que lorsqu’il s’avoue honoré de partager la scène avec Nine Inch Nails. Quant à Robert Levon Been, il part en introspection, travaillant longuement sa guitare sur ‘Lullaby’, mais descend tout de même prendre un bain de foule habituel pour leur final sur ‘Spread Your Love’.
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Nine Inch Nails

En un instant, Nine Inch Nails impose une ambiance. Que ce soit par l’impressionnante présence de Trent Reznor, ou par l’imposante scénographie déployée, on ne peut détourner son regard de la scène. Dès ‘Somewhat Damaged’, le chanteur trépigne en hurlant « Where the Fuck were You », alors qu’on se posait justement exactement la même question. Le vent se lève en même temps que sa colère sur ‘Terrible Lie’, semblant taper du poing à chaque coup de batterie. Tout s’accélère sur l’étonnante ‘March of the Pigs’ enchaînée avec une ‘Piggy (Nothing can stop me now)’ plus lente sur laquelle le batteur en profite pour se lâcher. Véritable ascenseur émotionnel, Trent Reznor joue avec son répertoire : doux sur ‘Me I’m Not’, troublant sur ‘Find My Way’ du nouvel album Hesitation Marks, violent sur ‘The Way Out Is Through’, déterminé sur ‘Wish’, psychopathe sur ‘The Hand That Feed’… toujours impliqué, personnifiant chacune de ses compositions.
Le seul membre officiel de Nine Inch Nails remercie le public, le qualifiant de « civilisé par rapport à ce à quoi le groupe est habitué », et revient pour un rappel à fleur de peau, voire un peu trop, avec ‘Hurt’.
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Remerciements : Marion (Ephélide)

Catégorie : A la une, Concerts
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