Festival des inRocKs 2013 – Suede

Lundi soir, dernière soirée du festival des inRocKs à la Cigale. Avant de déménager au Zénith pour Everything Everything, Breton et Foals, le magazine se paie une vieille idole des années 90. L’an dernier, Jarvis Cocker venait avec Pulp pour clore l’édition 2012 en beauté à l’Olympia. Cette année, c’est Brett Anderson qui anime la plus modeste Cigale avec son fameux groupe Suede. En première partie, les jolis garçons de Teleman et les attention-whores de Temples assuraient les échauffements.

Teleman

Le moins qu’on puisse dire c’est que le groupe est très discret. Les anciens membres de Pete and the Pirates laissent leur pop aussi sympathique que synthétique se charger de faire connaissance avec le public. Le chant est mélancolique mais les chœurs lui remontent le moral pour qu’il évite de tomber dans des lamentations. La voix se pose avec douceur sur des constructions simples, l’ensemble est sans prétention mais des plus efficaces. Teleman surprend le public, qui se laisse happer -par mégarde- par la légère rêverie des synthés. Et quand la tempête arrive enfin sur le dernier morceau du set, on se raccroche aux aigües de Thomas Sanders pour ne pas sombrer. Fabuleux !
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Temples

Le groupe débarque, looké des pieds à la tête. En plus de son immense casque de boucles, James Edward Bagshaw arbore une veste en lamé, avec justaucorps assorti. Est-ce pour détourner l’attention de leurs compositions pas franchement originales ? Si les exécutants n’étaient pas aussi bon au niveau technique, on eut pu croire que le casting était basé sur une base capillaire.
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Suede

Les Sex Pistols résonnent, les fans commencent à s’agiter. Le rideau s’ouvre sur une scène vide, mais les guitares font place à des violons… Brett Anderson arrive enfin sous les acclamations du public et s’offre un moment de diva avec ‘Still Life’. Ce calme présage inévitablement d’une tempête. Le vent se lève avec ‘Barriers’, sur laquelle le chanteur commence à sauter. Puis dès ‘It Starts and Ends With You’, il se retrouve à quatre pattes et pique la caméra du journaliste au premier rang. Fébrilement, il lâche ‘Trash’ pour pouvoir entamer son strip-tease.

Brett Anderson ne manque pas d’imagination scénique ! Montant sur les retours pour ‘Animal Nitrate’, jouant au foot avec une bouteille d’eau sur ‘We Are The Pigs’, descendant dans la fosse pour ‘The Drowners’… Jamais inactif, il trouve le moyen, sur les solos de guitare, de caler le micro dans la poche arrière de son jean ultra slim pour danser la gigue.

Heureusement qu’il a encore la pêche car les morceaux ont assez mal vieilli. On se prend au jeu pour ‘Filmstar’ ou ‘For the Strangers’, mais ses mimiques illustrant ‘The 2 of Us’ sont plus agaçantes que poignantes sur ce titre transpirant d’admiration pour le ‘Life on Mars’ de David Bowie. Il est possible qu’il ait fallu être fan de Suede à l’époque de la sortie de Dog Man Star pour pouvoir comprendre ce concert. Autrement, il est temps, cher Brett, de laisser la place à la ‘New Generation Calling’.
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Lire le live report du concert de Pulp pour le festival des inRocKs 2012


Remerciements : Mickaël et Abi (inRocKs)

Catégorie : A la une, Concerts
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