Solidays – jour 1

Solidarité et festivités sont au programme de ces trois jours. Trois jours pour 14 ans de Solidays, 20 de Solidarité Sida dont le seul mot d’ordre en ce début d’été est : “Embrassez vos envies”. Pas moins de 80 artistes ont répondu à l’appel et se sont réunis durant ces trois jours de lutte contre le Sida. Premier jour avec Blitz The Ambassador, Balinger, Didier Wampas, Concrete Knives et The Kills.

Blitz The Ambassador

Premiers pas foulés sur l’hippodrome de Longchamp en direction de la scène Paris où l’éclair cuivré de Blitz The Ambassador rayonne à perte de vue. Nostalgique, le chanteur revient sur son passé “quand j’avais dix ans j’ai fait mon tout premier concert…”. Heureux de nous faire partager son histoire, il nous offre un retour en arrière édifiant sur les classiques du hip-hop, revient sur les premier sons de l’afro-beat et s’accorde même des plages r’n’b old school ou jazz funk.

Ce retour à l’essence même de la musique hip-hop se fait grâce à l’alliage réussi des cuivres avec la base guitare-basse-batterie, accompagné par moments d’un djembé hybride qui prend des allures de platine dj. En peu de temps, nos mains sont suspendus en l’air, notre regard rivé sur l’hypnotisante chorégraphie des six musiciens sur scène. Un dernier coup d’oeil jeté sur le drapeau du Ghana et notre voyage musical peut alors se poursuivre.

Balinger

Jim Rose Expedition – tout juste rebaptisé Balinger – il y a quelques mois nous offre un folk-rock jouissif qui oscille entre mélodieux et incisif lors d’une prestation puissante. Difficile d’imaginer que le groupe faisait partie il y a peu encore des musiciens du métro ; preuve que les couloirs sombres possèdent bien une porte de sortie. Et quelle belle promesse que nous délivrent les quatre musiciens ce soir. Leur son emprunt de fusion montre qu’il n’y a qu’un pas entre les lignes de fuites aux tracés en angles aigus et les coffres rythmiques lourd. Le concert se termine sur un morceau qui révèle à lui seul la richesse des influences qui nourrissent Balinger. Chœurs et ovation sonore referment un set ô combien séduisant.

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Didier Wampas

Toujours dans la veine “couloirs du métro”, on rejoint Didier Wampas venu défendre son premier album solo Taisez-moi, accompagné sur scène du groupe Bikini Machine. On assiste alors au sacre du rockeur déjanté : “Didier Wampas est le roi” scande la foule après une version punk de ‘My Way/Comme d’habitude’. Telle une statue édifiée, Didier Wampas se hisse au plus haut d’un monticule d’amplis empilés maladroitement. Il se fait orateur, parlant de lui à la troisième personne, puis descend de son piédestal pour un bain de foule. Il entonne alors une reprise de Vince TaylorBrand New Cadillac’ à la sauce Clash. Lorsque les notes de ‘Sunday Morning’ du Velvet Underground résonnent c’est pour mieux lui permettre de s’éclipser. Il revient pour un final en trombe, le micro résonnant au contact du sol. Délaissant sa chemise, Didier Wampas se jette dans le public pour un dernier slam sur lequel il rencontrera une poupée gonflable.

Concrete Knives

Entre deux sauts à l’élastique et quelques bières, direction la scène César Circus pour assister au concert joyeusement nerveux de Concrete Knives. Le quintette originaire de Caen vient tout juste de signer chez Bella Union – le même label que Beach House, Fleet Foxes ou encore Midlake. Les mélodies sont accrocheuses et l’énergie déployée par le groupe sur scène amènent très vite le public à se mettre en transe. Totalement conquis par ce tout premier passage des Concrete Knives aux Solidays, le rendez-vous est pris pour la sortie prochaine de l’album en octobre.

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Lire le live report des Concrete Knives au festival des inRocKS Black XS 2011

Lire le live report de la soirée Bella Union au festival des inRocKs Black XS 2010

The Kills

Ce soir c’est le grand retour des Kills sur le sol français après leur passage mouvementé au Stade de France le 12 mai dernier en première partie de Metallica. Le duo rock garage mené par Alison Mosshart et Jamie Hince ouvre le set par un tonitruant ‘No Wow’. Mais malgré une setlist composée de tubes tels que ‘Future Starts Slow’, ‘Kissy Kissy’ ou encore ‘Heart is a Beating Drum’, le groupe ne parvient pas à réveiller un public endormi et trop peu réceptif à l’énergie rock du duo. Même lorsque le groupe entonne ‘Fuck The People’ en guise de rappel, le public semble rester de marbre. Dubitatif, on en vient à se demander si la magie des Kills existe encore ? Rien n’est moins sûr, mais ce qui l’est c’est l’efficacité redoutable des titres des deux premiers albums, ceux-ci n’ont en rien perdu leur verve.

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Lire le live report des Kills à Rock en Seine 2011


Remerciements : Batcave

Catégorie : A la une, Concerts
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  • Solidays – Jour 2 | Le Transistor :

    […] rock déployée sur scène que l’on retrouve chez peu de groupes, comme par exemple chez The Kills (aux Solidays la veille). Ce soir, le groupe espagnol a réussi à faire effacer totalement la défaite française face à […]

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