Noel Gallagher’s High Flying Birds au Casino de Paris

Depuis le temps qu’on attendait les High Flying Birds de Noël Gallagher. Fan d’Oasis ou non, on ne pouvait dénigrer les tubes qui se disputaient le haut des charts avec Blur dans les années 90. Beaucoup de temps s’est écoulé. Blur a fait son chemin depuis, avec les deux leaders, Damon et Graham, qui commencent à peine à se rabibocher. De leur côté, les frères Gallagher font leur premiers pas en solo…

Liam est parti rapidement avec le gros des troupes pour monter son groupe. Une pochette décalée, pas mal de tapage – notamment à Cannes – et voilà Beady Eye qui fait la tournée des gros festivals. Pendant ce temps-là, Noel rassemblait une équipe de choc et délivrait au compte goutte ses singles avec une série de mini clips réalisée par Mike Bruce. Et quelques jours à peine près la sortie de Noël Gallagher’s High Flying Birds, Liam annoncait la reformation d’Oasis en 2015…

Mais Noel a refusé cette proposition. L’oeil perçant n’atteindra pas les fiers oiseaux ? En voyant la salle du Casino de Paris pleine à craquer qui réclame Noel telle une rockstar, on comprend que les High Flying Birds n’ont aucun souci à se faire. Il ouvre, comme lors des concerts de charité qu’il a donnés au Royal Albert Hall de Londres, avec ‘(It’s Good) To Be Free‘ – un choix bien sûr non innocent dans la discographie d’Oasis.

A part cet écart, le set repose essentiellement sur ce premier album. Les singles sont déjà chantées en choeur par la foule, les autres titres comme ‘Dream On‘ et ‘AKA…Broken Arrow‘ semblent aussi prendre la voie de l’hymne. Et les nouvelles chansons inédites, ‘The Good Rebel‘ et ‘Freaky Teeth‘ sont encore plus prometteuses – comme si Noël avait voulu tâter le terrain avant de laisser sa créativité parler.
Les compositions sont audacieuses tout en restant instantanées. On reconnaît ce qu’on aimait chez Oasis, mais Noel est passé au niveau supérieur lorsque son petit frère avait livré un album plus dans la continuité de leur groupe passé.

Bientôt le sol tremble, le public est unanime, applaudissant, dansant, chantant. Noel doit même s’imposer pour pouvoir donner sa propre version de ‘Wonderwall‘. En la reprenant en mineur, il redonne l’intention première à cette chanson : c’est juste une magnifique déclaration d’amour qui donne des frissons. Heureusement il accordera ‘Supersonic‘ à la foule, qui se transforme alors en chorale.

Après cet interlude acoustique, Noel repartira sur ses compos, alternant celles au sein d’Oasis et celle des High Flying Birds. Et soudain, il est évident que cette césure a été bénéfique au grand frère Gallagher. Sauf qu’il aura réservé ses imparables pour le final : coup sur coup, il assène ‘Little By Little‘, et ‘The Importance of Being Idle’ qui achèveront le public.
Il faut se rendre à l’évidence, Noel a toujours su composer des tubes. Mais loin de se vanter de ses prouesses pop-épiques, il rigolera simplement avec le public tout au long du concert, et le remerciera avec émotion avant l’ultime ‘Don’t Look Back In Anger‘.

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Réclame

Noel Gallagher’s High Flying Birds est sorti le 17 octobre chez PIAS. Noel Gallagher sera de retour avec ses High Flying Birds le 6 mars au Grand Rex.


Remerciements : Marie Rabottin

Catégorie : A la une, Concerts
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