Festival des inRocks : Gwendoline, Fat Dog et Lambrini Girls

Le transistor n’était pas allé au festival des inrocks depuis que le magazine avait choisi d’offrir une interview fleuve et une belle couverture à Bertrand Cantat. C’était en 2017, depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et le live nous a beaucoup manqué au fil des couvre-feux. Nous étions donc présents au Centquatre pour la soirée punk avec les Lambrini Girls, Fat Dog et Gwendoline.

Lambrini Girls


Les trois musiciennes ont beau arborer des petites robes blanches, avec même une croix en strass pour la bassiste, les Lambrini Girls ne sont pas des oies innocentes. En dix minutes, elles ont déjà foutu le boxon dans la fosse. Avec son accent de Brighton, la chanteuse accuse son gouvernement de ne pas gérer face au conflit israélo-hamas et nous fait crier Free Palestine en intro de leur titre ‘God’s Country’. Certaines personnes décident alors de quitter la salle, mais c’est pour mieux laisser entrer tous ceux qui sont sur le pas de la porte, sur la pointe des pieds, pressés de voir le groupe de plus près.

Le trio décide d’entonner ‘Mr Lovebomb’ et pour l’occasion, la bassiste hurle et la chanteuse retire sa robe, pour s’élancer dans un slam en soutif et collant. Et la voilà maintenant dans la fosse pour expliquer qu’on déteste JK Rowling et les TERF. “Trans men are men trans women are women and if you don’t think so, fuck off”. En réponse, la foule se lance dans de jolis pogos.

Tous les sujets actuels y passent, y compris les agressions sexuelles que subissent les femmes, tout en sachant que la police ne fait rien. Conclusion, il faut mettre les hommes face à leurs responsabilités. Et pour clore le concert, les Lambrini Girls organisent un concours de cris, nous encourageant à hurler Fuck Macron et Fuck Attal. Puis elles se cassent en faisant des doigts d’honneur. Le public vient de se prendre une belle dose de punk dans les dents !

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Fat Dog

C’est la dernière signature du très respecté label Domino, et tous les curieux sont présents car impossible de se faire un avis avec les deux seuls titres disponibles sur les plateformes. L’intro est assourdissante, puis le costume de l’armée et l’accent russe sonne un peu faux, sans compter que dans le contexte actuel, c’est une idée pour le moins saugrenue…

Un saxophone fait son entrée, et le groupe s’élance dans une version electro de la musique des balkans. Comme un remix d’Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra. Avec des aboiements en plus. La chorégraphie sur scène est assez étrange mais on se laisse porter par le titre sans fin ‘King of the Slug’. Un grand chasssé croisé s’opère dans la salle, le public reste perplexe : ce groupe relève soit du génie, soit… A suivre !

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Gwendoline

Le duo est dans le noir, occupé à ses platines, surplombé par un énorme écran. Ce qui permet judicieusement de laisser le public prendre connaissance des paroles. Et en effet, au bout de 3 refrains le public tente de reprendre en choeur les chansons. Et notamment les “j’en ai rien à foutre” qui ponctuent Chevalier Ricard. “Nous sommes tous des Bretons alcooliques”, clament-ils !

Les morceaux sont très sombres, les chansons d’amour sont tristes à en pleurer, mais les refrains sont fédérateurs. ‘Conspire’ compile les thèmes d’anti-capitalisme, féminisme, syndicalisme, anti-nucléaire… Le propos est éminemment politique, ils tirent à balles réelles sur tout ce qui bouge ! Est-ce pour ça que la salle commence à se vider tout doucement pendant que les autres font des doigts d’honneur à Balkany et entonnent “la jeunesse emmerde le front national” ?

Le concert se finit sur leur tube ‘Audi RTT’, qui rappelle à tous que “la vie c’est dur putain”. Alors certes, Gwendoline n’est pas encore à l’aise sur scène, et pas prêt pour les têtes d’affiche de soirée, mais pour être honnête… c’est sûrement pas leur kif d’amuser les bourgeois de la Capitale.

YouTube Preview Image Live report du concert de Gwendoline à la Boule Noire




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