Solidays 2015 – dimanche

La canicule continue de s’abattre sur l’hippodrome de Longchamp, mais une prog éclectique nous attend pour ce dernier jour : entre rock, ragga, country et électro, on s’est encore pris une bonne suée. La Brésilienne Flavia Coelho, l’énergique Mademoiselle K, les arty Hyphen Hyphen, les romanesques Moriarty, la délurée Yelle, le fiévreux Benjamin Booker, la color party de Zebda, les inévitables Lilly Wood & the Prick et le beatmaker Fakear.

Flavia Coelho


La Brésilienne installée à Paris Flavia Coelho donne le sourire à la grande scène et fait danser le public au rythme de sa bossa-muffin. L’interaction semble totale, haranguant régulièrement la foule pour faire s’asseoir puis sauter tout le monde. Elle passe du chant à la guitare puis à la batterie, toujours en agitant sa crinière de feu. La sauce a pris, mais on va aller voir du rock.

Mademoiselle K


L’énergie rock de Mademoiselle K n’est plus à démontrer. En dépit de la chaleur régnant sous le chapiteau Domino, sa voix rauque sur le fil fait des merveilles. Dès l’entrée tonitruante sur ‘Glory’, le public exulte. Et les nouveaux titres en anglais de son nouvel album ‘Hungry Dirty Baby’ sont du même acabit que ses anciens singles. Lors d’un interlude, elle nous lit un poème sur l’amour. Puis à la fin du set, elle nous remercie pour tout l’amour qu’on lui donne. Il y aurait donc comme un fil rouge à son set qu’elle termine en véritable guitar-héroïne sur une rythmique endiablée, après un très attendu ‘Ca me vexe’.


Voir la session avec Mademoiselle K

Hyphen Hyphen


Les musiciens d’Hyphen Hyphen sont bien jolis avec leur maquillage ethnico-moderne seyant parfaitement avec leur rock électro-cosmique. Leur chanteuse a la patate et motive bien le public. Elle se démène mais est toujours à la limite d’en faire trop ; dommage pour les nuances… On n’adhère pas à tous les morceaux mais on reconnaît qu’il se passe un truc et qu’une atmosphère particulière se dégage de leur set. Le tubesque single ‘Just Need Your Love’ est accueilli comme le Messie, et son refrain orné de synthé planants est repris par tout un public dansant les bras en l’air. Bras qui accueillent d’ailleurs la chanteuse qui en a profité pour slamer.

Moriarty

Tandis que Vianney entre en scène sur la petite scène César Circus, nous fuyons vers la scène Bagatelle. On y retrouve une foule très compacte pour accueillir les Moriarty. Malgré le cagnard, le moment est agréable mais il manque tout de même quelque chose pour un peu décoller. Leur country-folk reste vraiment taillée pour les petits clubs intimistes. Et les fans regretteront le single ‘Jimmy’ qui n’est pas inclus dans leur set. Par contre, on découvre quelques nouveaux titres un poil plus énergiques de leur dernier album, Epitaph, sorti en avril. Comme le doux ‘Reverse (Anger)’ et son refrain siffloté par la chanteuse Rosemary. Mais il fait timidement claper une audience moyennement attentive.
YouTube Preview Image Lire l’interview de Moriarty

Yelle


La scénographie de Yelle est plutôt simple, avec deux batteurs tout de blanc vêtus, dont son fidèle compositeur Grand-Marnier. La grande brune ne cesse de sautiller, prendre des poses, jouer de la batterie électronique, changer de tenues… Et le public de la petite scène Domino réagit au quart de tour à toutes ses excentricités. Mais nous, on ne se sent pas vraiment dans la cible ; surtout quand on entend son dernier single ‘Complètement Fou’, trop adolescent à notre goût. On préfère son ‘A Cause des Garçons’, un peu plus décalé…

Lire le live report de Yelle au Point Ephémère

Benjamin Booker


Heureusement aujourd’hui il y a Benjamin Booker. Son blues-rock garage sonne sous le chapiteau César Circus. Son set pêchu est renforcé par le son de sa guitare bluesy limite crade avec un chant est éraillé, habité, et des mélodies entêtantes, comme sur ‘Always Waiting’ ou ‘Violent Shiver’. On headbang sur tous les morceaux, même ceux accompagnés par un violon. Enfin du vrai rock’n roll : on était un peu en manque! Dommage qu’il n’y ait pas foule et que le jeune public soit parti voir Nneka ou Chinese Man sur les autres scènes

Zebda


On est passé voir Zebda pour une simple et bonne raison raison : la color party, ou plus exactement la bataille de peinture en poudre qui a lieu sur la grande scène avant le concert des Toulousains. Le public s’est balancé des tonnes de poudre colorée, dans la joie et dans la gueule. Même Yann Arthus-Bertrand prenait des photos du haut de la scène. Evidemment, après la bataille, Zebda a enchaîné par un set festif qui fonctionne même chez les plus jeunes – ceux qui n’étaient pas nés pour ‘Le Bruit et l’Odeur’ ou même ‘Tomber la Chemise’.

Lilly Wood and the Prick


Les Lilly Wood and the Prick font toujours recette. Sous le soleil couchant, la scène Bagatelle est copieusement garnie et résonne au son des standards du groupe : ‘Long Way Back’, ‘Hey It’s Ok’, ‘Down the Drain’, ‘Into Trouble’… Un nouveau titre plus éthéré fait également son apparition : ‘Shadows’. Sur la fin, ‘My Best’ déclenche la liesse, et au moins dix mille spectateurs dansent les bras en l’air.

Lire l’interview de Lilly Wood & the Prick

Fakear


Dans les concerts de la journée, le beatmaker Fakear était très attendu. Désormais accompagné de « vrais » musiciens, dont une violoncelliste, son set est original, aérien et oriental. Martelant ses pads sous le chapiteau Dôme plein à craquer, il a transformé les Solidays en night-club avant la nuit.

Les trois jours furent harassants, caniculaires, mais quelques bonnes surprises ont émaillé ces Solidays 2015 encore une fois réussis, notamment du point de vue des entrées : 180 000 cette année, nouveau record. La recette reversée aux associations promet d’être colossale. Et l’organisation orchestrée par Luc Barruet, directeur de Solidarité-Sida, était au top.


Remerciements : Jeremy [Brigitte Batcave]

Catégorie : A la une, Reportages
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Une réaction »

  • Les Vieilles Charrues 2015 - vendredi - Le Transistor | Le Transistor :

    […] On en parle suffisamment, mais on y revient tout le temps. Surtout quand ils entament leur set par un superbe ‘On My Shoulders‘ en piano-voix. Le duo déroulent ensuite classiquement les titres de leur dernier album ‘Shake Shook Shaken‘. Les festivaliers sont quasiment tous présents pour acclamer ce live qui aurait mérité de se dérouler sur la plus grande scène. Et dès qu’Olivia se drape dans un drapeau breton, c’est l’hystérie… Bref, encore un sans faute. Lire l’interview de The Do Lire le live report de The Do au Zénith Voir les photos de The Do au Solidays […]

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