Cheers au Supersonic

Depuis bientôt dix ans, les Cheers font la tournée des salles parisiennes avec leur rock psychédélique. Du Gibus à l’Espace B, en passant par les Eurockéennes de Belfort, ce sont des vétérans de la scène française. Certains membres ont déjà joué à SxSW, c’est pour dire ! Et la bonne nouvelle, c’est qu’ils ont survécu à la pandémie et reviennent encore plus chauffés que jamais. Les Cheers jouaient ce soir en première partie des Casablanca Drivers.

Cheers

Le groupe se met en place, que la foule est déjà amassée devant pour les encourager. Sur la scène, le groupe est bien entassé, car à six membres, comptant trois guitaristes, il ne reste plus beaucoup de place. Une casquette des Yankee vissée sur le crane, le chanteur Paul se lance. En quelques accords nous voilà déjà en Californie, d’ailleurs le bassiste doit avoir trop chaud avec son pull Cheers.

L’ambiance est très détendue, pendant que Paul cherche son Capo pour le prochain morceau. Puis c’est au tour de Hugo d’avoir quelques problèmes techniques. Le groupe semble un peu rouillé, mais ils se lancent avec assurance dans ‘Superdazed’, et on sentirait presque le sable sous nos pieds. Paul se met ensuite aux claviers pour un moment crooner sur ‘Flat Earth Society’, que Gaspard va relever d’une excellente ligne de batterie.

Le groupe joue aux chaises musicales, Marek va lâcher son acoustique, et c’est parti pour un endless summer ensemble pendant que dehors, novembre est mordant. Un moment de flottement nous rappelle une fois de plus à la réalité, car Hugo a du mal à accorder sa douze cordes… Mais le public, constitué de fans de la première heure, crie à tout va qu’ils sont heureux de se retrouver “à l’ancienne”. Bientôt dans la fosse, ça s’excite, ça danse.

Le groupe reprend les rennes, avec Hugo au clavier pour un chant à l’unisson avec son frère. Dans la foule, les gens se prennent dans les bras, et une fois de plus Gaspard en profite pour aligner quelques fûts. Enfin, pour clore le set, car l’ingé son leur indique qu’ils le temps d’une dernière, Cheers ressort un vieux tube, ‘(I Just Want to) Dance with Someone’, aux tonalités presque pop-punk, qui lance un joli pogo dans la fosse.


Casablanca Drivers

Le combo pop acidulée et humour acéré a toujours marché pour les Casablanca Drivers. Plus mûrs, le groupe est moins impressionné par le public. En plus, ils ont leur propre chauffeur de salle sur scène, on se croirait presque dans un stade. Le set est fun, très dansant… Et empli de surprises : juste après un morceau très punk rock californien, ils se lancent dans une pop langoureuse sur laquelle ils viennent poser un flow de rap. Et pour le final, les Casablanca Drivers sortent leur ultime ‘Crocodile Rockstar’, qui part dans tous les sens, avec même un son d’orgue à la fin. Car après tout, pourquoi pas.

A noter que Nicolas, le chanteur des Casablanca Drivers, vient de sortir un premier album sous le nom de Omar Jr, groupe qu’il a monté avec Fabrice des Naive New Beaters. A écouter : Azul Agav, premier album de Mezcal Pop.
Lire notre live report sur Omar Jr au Mama 2018




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