General Elektriks – Parker Street

Parker Street ou le marathon d’Hervé Salters ! Ce Franco-britanique installé à San-Fransisco nous livre avec General Elektriks un troisième album arrangé et produit en seulement quatre mois… Un troisième album qui vient confirmer le géniallissime Good City For Dreamers paru il y a seulement deux ans.

Parker Street, qui vient de paraître en septembre dernier, est moins expérimental que Cliquety Kliqk sorti en 2003, moins hip-hop que Good City For Dreamers, mais conserve pourtant le synthé vintage comme signature et la formule unique d’Hervé Salter. Dans General Elektriks il y a du Beat Assaillant et du Wax Taylor pour le métissage des genres, du Cypress Hill pour la balance parfaite entre la voix fluette et les instrus puissantes, et du Jamiroquai pour le timbre et le style groovy.

General Elektriks - Parker Street

General Elektriks - Parker Street

Alternant titres instrumentaux et vocaux, l’album s’ouvre avec le pechu ‘The Spark’ qui laisse la part belle à des riffs électriques efficaces menés par le rythme syncopé et rapide de la batterie d’Urbano. Les compo sont à la fois orchestrales et contemporaines.

Tout droit sortis d’un polar en noir et blanc, le sublime ‘I’m Ready’ nous tient en haleine avec ses notes amères, créant une tension nonchalante. C’est pourtant ‘Harship is Over’ qui marquera le plus les esprits avec sa mélodie dramatique et énervée. Ce même thème sera d’ailleurs repris sur ‘Quiet Enternainers’ dans une version piano bar, plus triste et posée, où la voix fragile d’Hervé participe largement à l’ambiance feutrée et nostalgique.

Chaque morceau dose différemment les influences de son auteur : de la pop à la soul, en passant par le funk, le hip-hop et le rock, le tout forgé d’un héritage résolument jazzy. ‘The Genius and the Gansta’, par exemple, joue sur les dissonances jazz entre le clavier et les cymbales alors que le planant ‘Bad Day‘ s’inscrit dans un registre electro-rock.
L’ensemble demeure doux et tranquille et les mélodies bien pensées. Le minimaliste ‘She Wore A Paper Dress’ accompagne les susurrements mélancoliques du chanteur et témoigne de la sensualité nouvelle de General Elektriks, tandis que le dynamique et euphorique, ‘Summer is Here’ fait briller un soleil estival qui donne envie de danser.

General Elektriks s’ancre avec Parker Street dans un style rétro-moderne métissé. Chaque album explore une nouvelle facette artistique du leader et celui-ci témoigne aujourd’hui de ce dont il est capable dans l’urgence avec cet opus audacieux et bien construit. Smooth mais pas mou !

http://www.dailymotion.com/video/xkoasd

Réclame

Parker Street, le troisième album de General Elektriks, est paru chez Discoraph.
General Elektriks sera en concert le 30 novembre à la Cigale. Pour 2012, les dates annoncées sont le 8 février au Café de la Danse, le 9 février à la Maroquinerie et le 10 février à la Gaîté Lyrique.

Lire le Live Report de General Elektriks à Rock en Seine

Lire l’Interview de Hervé Salters aka General Elektriks


Remerciements : Xavier Chezleprêtre

Catégorie : Albums
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