Belle & Sebastian au Grand Rex

En octobre dernier, Belle & Sebastian sortait Write About Love. L’occasion à la troupe de revenir à Paris en grande pompe après plusieurs années au ralenti depuis The Life Pursuit. Pour l’évènement, ils se font plaisir et louent la magnifique salle du Grand Rex. Un concert qui a rapidement pris la tournure d’une comédie musicale.

En première partie, Zoey Van Goey, un groupe aussi originaire de Glasgow, excelle dans son rôle de chauffeur de salle. Entre un batteur canadien très bavard et des mélodies pop colorées, ils préparent le terrain sans éclipser la tête d’affiche. Avec une bonne dose d’humour et beaucoup d’énergie, ils arriveront à faire participer le public. Tant et si bien que dès que Belle & Sebastian arrive, la salle s’extirpe des sièges pour se rapprocher de la scène. Un prologue réussi.

Le groupe démarre sur ‘The Stars of Track and Field‘ et on se retrouve à attendre que la magie se produise sous nos yeux. Stuart Murdoch, en très bon leader, est partout : il arpente la scène, suit une chorégraphie, jouant de son chapeau, mimant les paroles, sautant sur les retours… Et communique énormément avec le public ! Très enthousiaste, il raconte des anecdotes, encourage la salle à participer, distribue des médailles à ceux qui sont montés sur scène. La foule est aux anges.

Au fur et à mesure du spectacle, on sent comme une histoire se détacher en filigrane. Les premières chansons opèreront comme une exposition de la situation. Le nœud du problème vient sur ‘Piazza, New York Catcher‘, avec Stuart qui s’assied sur les marches pour raconter son dilemme. ‘I Want The World to Stop‘ vient ensuite impliquer toute la troupe dans sa narration. Le climax dramatique est atteint sur ‘The Fox In The Snow‘, qui raconte un amour impossible puis Stuart se pose au piano chanter sa complainte avec ‘If You’re Feeling Sinister‘.

Le dénouement s’effectue dans la joie avec ‘I Didn’t See It Coming‘. Stuart fait alors monter trois jeunes filles qui jouent aux trois grâces dansant autour d’un enfant, symbole d’espoir. Telle une diva, Stuart montera même au balcon sur ‘If You Find Yourself Caught in Love‘. Au final, les violons et les cuivres font leur petit effet, les fans sont ravis de la prestation. Mais le concert reste assez plat de par l’alternance des chansons catchy avec les plus calmes, ne permettant pas à l’ambiance de décoller.


Remerciements : Jean-Christophe Pons (Beggars)

Catégorie : Concerts
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3 réactions »

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