Le Prince Miiaou avec Les Femmes S’en Mêlent

Le festival Les Femmes S’en Mêlent avait monté le camp au Divan du Monde pour la semaine. La programmation de la soirée était toute en énergie avec The Pack A.D. un duo garage, Jessy Bulbo une mexicaine pop, et Le Prince Miiaou un artiste claque et coup de cœur à la fois.

Jessy Bulbo


Après The Pack A.D., Jessy Bulbo a le don de désarçonner le public. Stéréotype des chanteuses du début des années 90, la belle plante qui joue de la basse, crie plus qu’elle ne chante (faux), s’exclame en espagnol avec le sourire d’une oreille à l’autre, et prône le sexe sans amour tout en essayant de contrôler ses seins qui se font la malle ! Mais rien ne peut préparer le public à ce qui va suivre…

Le Prince Miiaou


Le Prince Miiaou démarre crescendo avec son single, ‘J’ai deux yeux‘. Malgré la douceur des choeurs, elle clame « Les deux yeux j’ai arrache je préfère l’obscurité ». Deux yeux qu’elle a grands ouverts sur le public, tel un chat apeuré. Elle enchaîne sans merci pour le public avec deux autres puissants extraits de son dernier album : ‘Turn Me Off‘ et ‘I don’t Know My Name‘. Elle décrit la folie intérieure avec tant de précision, qu’elle désempare.

« Je te jetterai des cailloux »… Sur ‘Hawaiian Tree‘, elle parle, crie, joue avec les degrés. Et après les larmes, sa voix est comme une caresse qui rassure. Sur Fill The Blank With Your Own Emptiness, les nouveaux morceaux sont plus subtils dans leur douleur, plus dans l’intensité par accumulation que dans le cri de souffrance dans le silence comme sur Safety First. Maud-Elisa relâche la tension entre les morceaux, à l’aide de petites phrases décalées : « Je porte un grillage œillade ce soir, c’est pour éviter que mes yeux s’échappent… » Ou des accessoires farfelus comme son éternel masque de ski et sa cape rouge.

Elle avouait dans une interview : « parfois on me prend pour une grosse niaise parce que je suis spontanée et timide ». Très tendue, elle se laissera distraire par le public, bien agressif, mais monte en puissance en guise de réponse. Son arme : ‘No Compassion Available‘. Avec ce petit bijou, elle met le doigt sur la corde sensible en revivant une crise d’angoisse qui monte, pour finir sur un coup de sifflet d’urgence. Elle ne joue pas, elle ressent chaque parole prononcée, ça se voit à sa difficulté à déglutir, à sa manière d’humidifier ses lèvres… jusqu’à ce que sa voix se brise…

Réclame

Si vous voulez vous faire bousculer, achetez Fill The Blank With Your Own Emptiness, disponible chez 3e bureau.
Lire l’interview du Prince Miiaou
Elle sera le 3 mai au café de la danse. Un concert à ne pas rater !


Remerciements : Anne-Sophie (3e Bureau)

Catégorie : A la une, Albums, Concerts
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3 réactions »

  • Retour sur Les Femmes s'en mêlent ! | Ephelide :

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  • Retour sur Les Femmes s’ en melent ! :

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  • Le Transistor » Djazia Satour :

    […] encore des photos ?) une autre session peut-être ?)/ Le Prince Miiaou (Maud-Elisa est géniale, on l’a vue avec Les Femmes S’en Mèlent) / Quadricolor (Kova les a vus, nous aussi d’ailleurs)/ Skip The Use (ils sont juste […]

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