Roken Is Dodelijk au Nouveau Casino

Chacun de nous a des groupes qu’on aime à garder pour soi – l’avis des autres pourraient dégrader l’image presque sacrale qu’on s’en est faite. D’autres groupes, on comprend pourquoi on se retrouve les seuls à écouter, c’est par trop intense, trop sombre. Enfin, il y a des groupes qu’on voudrait pouvoir partager avec la terre entière, se sentir faire partir d’un tout plus qu’une poignée de happy few. C’est pourquoi Le Transistor était ravi de voir le Nouveau Casino blindé pour la venue de Roken Is Dodelijk.

Roken, certes c’est joli, mais pas que. Le groupe démarre en force sur ‘Good Enough‘ et fait preuve d’une très belle énergie. La chanson commence tout en douceur pour prendre petit à petit de l’amplitude jusqu’à emplir toute la salle. Le détail flagrant en live, c’est la voix de Jérôme, envoûtante, qu’on ne se lasse pas d’écouter. Mais elle se fait vite éclipser par celle de Lena. Le mélange des deux timbres est frappant sur ‘King of This Town‘ où la voix évanescente de Lena vient contrebalancer l’urgence dans celle de Jérôme.

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Roken Is Dodelijk
c’est beaucoup de contradictions. Un nom aux allitérations dures pour une musique très douce. Un son froid qui pourtant réchauffe. C’est ainsi que le glokenspiel vient alléger une chanson martelée. Les envolées sont chaotiques mais réconfortantes. Les chansons arrivent à mêler une quantité de sentiments indénombrables. ‘The Tribe (of The Invincibles)‘ est une ballade qui traduirait une demande désillusionnée avec cette conviction, cette force d’y croire. Oui, Roken arrive à raconter tellement de chose en seulement cinq minutes.

Comme pour casser la tension créée par l’intensité des morceaux, Jérôme, improvise un moonwalk à deux balles sur ces poésies. Mais peut-être ses gestes trop théâtraux traduiraient une nervosité ? Le public a du mal à saisir dans quelle direction le groupe a envie de l’emmener. Certes, la salle réunit beaucoup de professionnels, néanmoins la connexion peine à s’installer. Si certaines chansons intriguent, ce n’est pas ce soir que la révélation apparaîtra. Pas sur le moment du moins. Frustration.
Et le lendemain, se fait comme une lumière : il n’y a pas besoin de comprendre ‘The Letter‘, il suffit de se laisser porter par le ukulele. Comme ils le disent si bien, « Vous ne le savez pas encore mais Roken a déjà écrit votre chanson préférerée… » Et s’il ne devait en rester qu’une seule ? Le choix est impossible entre ‘The Terrible Things‘ et ‘Stereo Skin‘.

Réclame

The Terrible Things, le deuxième EP de Roken Is Dodelijk est déjà disponible.


Remerciements : Jérémy

Catégorie : Concerts
Artiste(s) :

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