Johnny Borrell

Le Transistor lance un nouveau concept : l’interview à l’arrache.

Pour la deuxième édition de ces interviews à l’arrache : Johnny Borrell. Le jeune homme s’est illustré tout d’abord à la basse des Libertines, avant de claquer la porte pour monter Razorlight. Après trois albums et une petite flopée de singles qui ont explosé les charts outre-Manche, il semblerait que notre musicien aux boucles d’ange ait encore des fourmis dans les pieds. En effet, le 10 juillet dernier, il jouait en toute intimité à la Flèche d’Or avec Bokononists, un groupe inconnu au bataillon.

Johnny Borrell

Johnny Borrell


Pour remettre dans le contexte, Johnny-belle-gueule n’a pas la réputation d’un doux agneau. Il aime faire des esclandres dans les médias britanniques, avides de déclarations inutiles. Il a par exemple accusé The Kooks de faire de la musique commerciale – alors que le deuxième album éponyme de Razorlight a reçu exactement la même critique. Mais ce soir, il est simplement assis avec ses musiciens à une table de la terrasse fumeuse de la Flèche d’Or.

Un peu de courage et en échange d’une bière, il nous fait aussitôt une place à côté de lui. Alors pourquoi cette nouvelle formation ? “On est des adeptes du Bokononisme, c’est une religion qui nous a beaucoup aidés, et on avait envie d’annoncer la bonne nouvelle.”
Bon là, il se fout de moi, parce que j’ai cherché et cette religion n’existe pas : « Le bokononisme est une religion fictive qui réunit beaucoup des personnages mis en scène dans le roman Le Berceau du chat de Kurt Vonnegut. »

Mais alors, ce nouveau groupe signifie la fin de Razorlight ? “Non, non, c’est juste comme ça. On est des amis de longue date, on joue ensemble de temps en temps, et on a eu envie de faire une petite tournée. Bokononists c’est plus rock’n’roll… ensemble on fait du Bock’n’Roll !” (rires)

Pourquoi ne pas avoir plus communiqué autour de ce concert ? “En fait, j’avais envie de retrouver quelque chose de plus simple. Loin du stress et de la pression. C’est seulement notre deuxième show, le dernier c’était à un rassemblement de bikers, t’imagines ?! La tournée est plus ou moins secrète, et on souhaiterait qu’elle le reste. Après, on a prévu d’aller en Argentine et au Brésil, mais c’est juste pour l’été. Là il se trouvait qu’on était de passage sur Paris, alors pourquoi pas. J’aime beaucoup Paris, mis à part le fait que tout le monde me parle anglais et que personne me laisse parler français.”
Il commence à parler dans un français impeccable, avec juste ce qu’il faut d’accent british. “Et ça me permet de me retrouver face à un autre public. Il n’y avait pas tant de fans ce soir, je peux vraiment jauger ce que valent mes chansons. C’est moins facile, mais j’ai une réaction plus authentique. ”
Effectivement, ça doit être lassant les adolescentes qui se jettent à tes pieds dès que tu joues juste un riff. “Là j’ai pu jouer quelques nouvelles chansons, personne ne les connaissait. Mais sur les anciennes, j’ai pu plus me lâcher, en faire plus ce que je voulais. Je souhaitais retrouver un peu de cette liberté des débuts. ”

YouTube Preview Image

Quand Peter Doherty booke une Flèche d’Or deux jours à l’avance, il vient pour un bain d’adulation. Johnny Borrell cherche à se ressourcer aussi, mais d’une autre manière. Celui qui donnait l’impression de se prendre pour un demi-dieu semble avoir trouvé une religion qui l’apaise et l’aide à se recentrer.


Remerciements : Massimo Gazzola et Lisa Rubio

Catégorie : Entretiens
Artiste(s) :

7 réactions »

  • NotSoBlonde :

    AAAhhhhh Johnny : moi j’avais une question de blonde : “et sinon ton fournisseur de t-shirts so sexy c’est qui?”. Sans blague chouette interview pour un excellent moment : le bougre se ressource d’une bien jolie façon, pourvu que ça dure;pour avoir vécu aussi ce petit bijou de concert quasi-privé d’un grand de la musique, je croise les doigts pour que ce genre d’initiative se multiplie!

  • Agnes (author) :

    Ah ben ca tombe bien, la semaine derniere on a publie une interview a l’arrache de Brent, le batteur des Dandy Warhols 😉
    Mais oui, j’espere en faire quelques unes comme ca a l’avenir !

  • Tweets that mention Entretiens – Johnny Borrell | Le Transistor -- Topsy.com :

    […] This post was mentioned on Twitter by Agnès Bayou, Le Transistor. Le Transistor said: [Article] Johnny Borrell – http://bit.ly/awLLaX […]

  • alexmarx_ :

    merci Agnès …
    chouette ITW et pour le coup Johnny Borrell est tellement plus sympathique que ce Pete Doherty a l’ego hypertrophié 😉

  • Agnes (author) :

    Merci !
    Oui, il etait tellement simple et sympa, ca faisait reellement plaisir 😉

  • Le Transistor » 2010 : musique et découvertes :

    […] La rencontre inattendue avec The Hives après un concert de malade sous l’orage aux Eurockéennes Boire un verre au bar de la Flèche d’Or avec Johnny Borrell un soir d’été Une interview de dernière minute de la légende Marcus Miller Discussion bourrée avec Brent […]

  • Gagne tes places pour Razorlight le 3 avril | Le Transistor :

    […] pour dénicher la nouvelle scène rock. A l’instar de leur invité d’honneur à peu près : Johnny Borrell a quitté The Libertines pour monter Razorlight. Puis après le départ d’Andy Burrows (qui se cherche encore apparemment), le groupe ne tient […]

Et toi t'en penses quoi ?

Plugin from the creators of iPhone :: More at Plulz Wordpress Plugins