Wednesday à l’International

En chemin pour le prestigieux Primavera Sound festival, le groupe Wednesday a fait une petite escale à Paris. La salle de L’International affiche complet, car les curieux sont nombreux pour découvrir en live la nouvelle sensation annoncée par Pitchfork à coup de best new track, avec NME et Stereogum en chœur.

Wednesday

Le groupe vient tout juste de dévoiler son quatrième album, Raw Saw God, propulsé sur la scène internationale grâce à leur récente signature avec le label Dead Oceans. Dans les magazines les plus en vogue, c’est le talent de conteuse du quotidien qui ressort. En effet, Karly Hartzman décrit à l’aide d’images évocatrices, son sud des Etats-Unis, depuis Asheville en Caroline du Nord.

Le groupe démarre sans crier gare, s’interrompant en plein milieu de la première chanson, ‘Hot Rotten Grass Smell’ pour dire saluer la salle. Dès les premières notes, l’amour du groupe pour My Bloody Valentine est flagrant, même si jamais Wednesday ne tombe dans la copie. Tout au long du concert, on assiste à un combat entre le côté pop et le côté abrasif de leurs compositions.

Au milieu de la scène, entourée de ses musiciens (on note le choix d’un lap steel, qui apporte ce son country), l’autrice-compositrice est toute petite. Et pourtant, la voilà qui se met à crier en plein milieu de ‘Cody’s Only’. Cette violence est contrebalancée par la lenteur; pour s’enfoncer dans un style stoner, sur ‘Twin Plagues’.

“La prochaine est une chanson calme”, promet Karly Hartzman, en introduction de ‘Formula One’. On nage dans un revival 90s, avec une voix qui n’est pas sans rappeler Sheryl Crow. Après ‘Chosen to Deserve’, la chanteuse raconte que leur escale à Paris est courte, ils ont tout juste eu le temps d’aller au Père Lachaise, voir la tombe de Jim Morrisson, qu’elle aime bien même s’il n’a pas toujours été exemplaire, nous confie-t-elle.

On se laisse surprendre sur ‘What’s So Funny’ et ‘Bath County’, mais on commence à se lasser. Bientôt on arrive à prédire les moments calculés où Karly Hartzman va se défouler. Pas sûre que les cris soient un signe de créativité, mais le public est pendu à ses lèvres.

Le dernier morceau est un single applaudi par tous les médias, le ‘Bull Believer’ pour un final de près de 10 minutes. Puis avoir tant dévoilé de sa personne, Karly Hartzman ose un timide thank you et quitte la scène.

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Remerciements : Agnieszka Gérard

Catégorie : A la une, Concerts
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