Flèche Love à la Boule Noire

Flèche Love n’a encore sorti qu’un EP, Naga (Part I), mais elle a déjà tout d’une grande. Un style bien défini, intrigant comme il faut, avec un univers complet bien mystérieux, et une personnalité qu’on devine dans ses mutations au fil des morceaux. Aussi quand Flèche Love annonce une Boule Noire, Le Transistor a envie d’en avoir le coeur net – mais si Rone lui fait confiance, il n’y a pas de doute à avoir. Et nous n’avons pas été déçus… mais surpris, oui !

Flèche Love

Enfin, surtout par la première partie. Après un concert de Grande, une pause se fait, et tout le monde attend patiemment Flèche Love. L’ingé son arrête la musique, la lumière s’éteint, et… rien. Une femme, une psycho-pédagogue énergéticienne s’avance et nous raconte qu’elle répare le corps des femmes, et qu’elle va oser quelque chose d’inattendu. Elle nous raconte que nous les femmes ne pouvons pas nous réaliser… et commence à partir dans de la numérologie. Le signal pour beaucoup de rejoindre la sortie afin d’attendre le concert dans le froid.

Dans un souffle, Flèche Love arrive enfin entre deux musiciens masqués. Dans la pénombre, elle se meut en douceur, évolue, jusqu’à s’énerver, nous raconter en passant avec aisance de l’anglais à l’espagnol, que l’amour peut faire mal sur ‘Festa Tocandira’, jusqu’à se rebiffer en mode hip hop. Dans la foule, les déclarations d’amour fusent déjà. En même temps, Flèche Love se donne, quand elle chante, elle s’adresse réellement aux gens, presque un par un. Et prend le temps de remercier chacun.

Flèche Love demande d’ailleurs à nous voir pour nous souhaiter une bonne soirée, et nous expliquer à quel point elle est émue et stressée. “Ce concert est un espace de bienveillance que nous allons créer. Le temps de ce voyage je serai votre guide”. Et la voilà replongée dans sa performance, sur une montée d’orgues pour la troublante ‘Haiyococcab’. Elle joue avec les styles, sautant du flamenco à l’opéra, pour rajouter au dramatique. Sur scène, elle court, elle s’arrête interdite, puis se remet à virevolter.

Pour la très tribale ‘True Love’, Flèche Love nous parle d’amour inconditionnel, “le mien est très conditionnel… surtout avec moi-même”. Alternant sans cesse entre douceur et violence, elle nous happe, nous ensorcèle. Elle se livre, complètement, surtout quand elle accepte enfin – sur les conseils de feu-Rachid Taha – de chanter en arabe. Enfin, elle nous propose de redécouvrir la sororité, et donc de déconstruire la rivalité entre femmes, avec son tube ‘Sisters’.

Pour le rappel, elle précise qu’elle ne vend rien, mais que si on tient à donner, on peut se renseigner au stand BAAM installé dans le fond de la salle, pour apporter de l’aide aux migrants. Puis elle remercie son public pour “la bienveillance, l’écoute et l’énergie” et entonne ‘Survivor’ de Destiny Child a cappella pour finir sur un chant apocalyptique très intense. La foule la réclame, mais elle n’a plus de morceaux à jouer ! Alors la foule reprend le refrain de ‘Sisters’ avec elle pour prolonger ce concert impressionnant.

Réclame

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Naga (Part I), le premier EP de Flèche Love, est paru chez PIAS


Remerciements : Melissa

Catégorie : A la une, Concerts
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