Palatine à la Maroquinerie

Palatine c’est ce jeune groupe mystérieux que nous avions rencontrés au Printemps de Bourges. En deux ans, du statut d’Inouïs avec tout juste un EP de démos, le groupe parisien a pris ses marques et de l’ampleur : Palatine étaient à La Maroquinerie pour défendre leur premier album, Grand Paon de Nuit. Le Transistor est venu constater les progrès, mais surtout se plonger dans leur noirceur sensuelle et déroutante.

Palatine

Vincent commence par mettre tout le monde à l’aise – ou absolument pas au contraire – en proposant de fermer les portes : “Vous serez nos otages si vous le voulez bien”, raconte-t-il en introduction de ‘Stockholm’. Le public essaie de se détendre, à suivre l’histoire de ‘Dame Damoclès’ contée avec talent, mais là encore, on n’ose comprendre tout ce qui se trame. Palatine nous a perdus, mais peut-être était-ce justement le but ?

A leur manière de nous emmener dans d’autres époques, à créer des atmosphères, et de nous y précipiter, on pense à La Maison Tellier (lire l’interview) – car les voix sont veloutées et enivrantes. Les deux groupes ont cette tendance à nous cajoler de la contrebasse pour nous amadouer. Et cette envie aussi de jouer avec l’anglais ou le français, suivant les sonorités. “Oui cette chanson est sur Paris mais en anglais, pour qu’elle ne comprenne pas”. Néanmoins, le chanteur, Vincent a plutôt l’élégance d’un Feu ! Chatterton.

La foule ondule avec Palatine, et Vincent annonce un slow… sauf que le titre évocateur ‘Ecchymose’, et les paroles “Tout le monde le sait mes mains laissent des traces”, font froid dans le dos. L’enchaînement avec ‘Comme Ce Rouge Me Plait’ devient aussitôt troublant. Tout comme cette sensualité mêlé d’urgence… travaillée à la perfection. Car oui, tout est étudié chez Palatine, même les monologues sont des introductions préparées, pour captiver.

Le premier single, ‘Bâton Rouge’ arrive et nous confirme ce filigrane de la Nouvelle Orléans présent depuis le début du voyage. Puis ‘Golden Cricket’ survient pour un final sulfureux… et la foule s’embrase. Enfin pour le rappel, Palatine ressort ‘Noir Nord’, qui mêle chorale religieuse, en canon, à la Pachelbel… Décidément, ils sont forts pour mélanger les styles !

La seule faiblesse sera peut-être le titre ‘Paris l’Ombre’, où la mélodie rappelle beaucoup trop le tube interplanétaire ‘Somebody That i Used to Know‘ de Gotye avec Kimbra.

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Réclame

Grand Paon de Nuit, le premier album de Palatine, est paru chez Yotanka
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Remerciements : Patricia [AOURA]

Catégorie : A la une, Concerts
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