Rone au Trianon

Le Trianon affichait complet pour le premier concert parisien de Rone depuis la sortie de Mirapolis début novembre. A cette occasion sont présent deux des nombreux artistes qui collaborent sur ce quatrième album : la chanteuse israélienne Noga Erez et le batteur fou de Battles , John Stanier. Pendant deux heures, Rone associe mélodies planantes et électro bouillonnante pour livrer un concert envoûtant.

Rone

C’est au milieu d’un décor de ville rétro-futuriste – celle que Michel Gondry a imaginée pour réaliser la magnifique pochette de Mirapolis – que Rone apparaît et lance les hostilités tout en douceur avec ‘I. Philip’, qui ouvre son dernier album. Les lumières rouges et blanches traversent les fenêtres des gratte-ciels plantés sur scène, et éclairent une foule d’emblée happée dans l’univers fascinant du boulonnais. Elle n’en sortira qu’à la fin du concert.

Au bout d’une dizaine de minutes, les rythmes mélancoliques des premiers titres cèdent la place à l’envolée frénétique de ‘Vood(oo)’, tiré de l’EP éponyme, qui électrise la foule. Rone se dandine et dodeline de la tête devant ses machines, et John Stanier – qui vient de débarquer sur scène – s’excite méticuleusement sur sa batterie. Le musicien participera plus tard à d’autres grands moments d’euphorie du concert, accompagnant notamment la magistrale montée en puissance de ‘So So So’ face à un public galvanisé.

Au niveau des (petites) déceptions, on n’est pas emporté par la reprise un peu terne de ‘Down for the Cause’ par Noga Erez, et un peu frustré de ne pas entendre la verve et le flow du rappeur Saul Williams sur ‘Faster’. C’est toutefois bien vite oublié quand, quelques minutes après, les premières notes de ‘Mirapolis’ embarquent les spectateurs dans une danse lancinante face à une scène illuminée aux couleurs de la pochette de l’album.

Du début à la fin d’un show toujours gracieux et intense, Rone propose en fait un enchaînement de moments ultra envoûtants – le lumineux ‘Lou’ ou le sensuel ‘Wave’, porté par la douceur de Noga Erez – et des moments d’électro furieuse qui déclenchent nos pas de danse les plus enragés. A deux reprises, l’artiste quitte la scène et se voit rappelé par un public brûlant. C’est finalement sur l’obsédant ‘Bye Bye Macadam’ que se conclut le concert, Rone lâchant alors un immense sourire avant de sauter de la scène pour saluer les premiers rangs d’une salle encore magnétisée.

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Réclame

Mirapolis, le quatrième album de Rone, est paru chez InFiné
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Remerciements : Virginie Freslon

Catégorie : A la une, Concerts
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