La Route du Rock 2017 – Andy Shauf et Alex Cameron

Avant de s’élancer pour une Route du Rock, il faut bien s’échauffer. Chaque année ça se passe à la Nouvelle Vague. Pour démarrer cette nouvelle édition, le festival avait rassemblé un plateau somme toute éclectique. En tête d’affiche les disquaires pas très originaux (à part pour leur nom) de Allah-Las, précédés du magicien Andy Shauf, et pour préparer le terrain, le showman Alex Cameron.

Alex Cameron

Rapidement, la salle dodeline de la tête sur ‘Happy Ending’, saturée de synthés dans l’esprit 80s. Et quand Alex Cameron lâche sa guitare acoustique, on attend que le show commence enfin. Comme à chaque concert, le showman se met à nous raconter sa vie, mais ce soir on le sent pas forcément à l’aise… peut-être parce que les anglophones sont moins nombreux qu’espéré ? Qu’à cela ne tienne, l’Australien enlève son cuir pour révéler son marcel et se lancer dans son sexy ‘Mongrel’, enchaîné avec son tube ‘The Comeback’.

Rien à faire, le chanteur n’arrive pas à se lâcher, ce soir il n’est pas en terrain conquis, il doit convaincre, et la foule se laisse tout juste bercer par ‘Real Bad Looking’. « J’ai besoin de jouer en public, sinon je deviens anxieux, à me demander ce que les gens racontent sur moi ». Enfin, Alex Cameron se lance dans une grande dédicace aux femmes de sa vie, et fait mouche avec ‘Take Care of Business’, ce qui lui permet de conclure en beauté sur l’accrocheur ‘Marlon Brando’.

Au passage, on ne résiste pas à l’envie de partager avec vous le super clip pour son duo avec Angel Olsen
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Andy Shauf

Alors pour le coup, Andy Shauf est carrément moins showman que Alex Cameron. Il s’agit maintenant de se laisser charmer par les clarinettes et la voix angélique du magicien. L’unanimité est plus facile à atteindre, mais le tout est de plonger dans l’ambiance, car Andy Shauf ne viendra pas chercher les cancres en train de papoter au bar. Pourtant, s’il n’échange pas avec le public, il lâche très rapidement son irrésistible single ‘Quite Like You’, et bientôt les fans reprennent les tududup de ‘Twist Your Ankle’ en choeur.

Sur ses morceaux les plus dénudés, la comparaison à Elliott Smith est facile, mais quelque part, Andy Shauf a l’air bien moins torturé, et il est plus facile de se laisser aller à imaginer un monde imaginaire à la Pleasantville. On se laisse emporter par ‘Early to the Party’, et on fond littéralement sur ‘The Magician’… Mais pas plus affecté que ça, après avoir présenté les musiciens, Andy Shauf nous quitte sur un petit signe de paix. En toute simplicité !

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Interview à paraître


Remerciements : Maxime Lecerf

Catégorie : A la une, Reportages
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