Winter Camp : Michael Nau et Chamberlain

Peut-être que les dates du Winter Camp étaient mal choisies (trop tôt après les Trans ?), peut-être que la programmation de la soirée était risquée… Le fait est que le Point Ephémère est bien vide pour accueillir Clara Luciani, fraîche lauréate des inRocKs Lab, Michael Nau qui donnait son tout premier concert en France, et le duo Chamberlain. Ou peut-être que l’affiche était trop disparate ?

Clara Luciani

Quand elle monte sur scène, seule face à la poignée de spectateurs, la jeune femme ne se démonte pas. Et d’une voix de Stentor se met à déverser son âme. Ou plutôt elle déclame ce qu’elle a sur le coeur mais ne parle “surtout pas d’amour”. Bizarrement, entre les morceaux, elle se fait toute douce, avant de rechausser les gants de boxe pour interpeller le public ”Hey toi qu’est ce que tu regardes / T’as jamais vu une femme qui se bat”.

Sur la deuxième partie de son court set, Clara Luciani lâche sa guitare et accepte de se faire épauler par un groupe. Sa prononciation se fait de plus en plus agressive, pour pouvoir aborder des thèmes douloureux comme le deuil. Puis la seconde d’après, se transforme en amante plus détachée que jamais. Avec ses mimiques exagérées, ces revirements font un peu peur…

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Michael Nau

Le Transistor était venu spécialement pour voir Michael Nau, ancien leader de Cotton Jones qui s’élance en solo. Le premier album de cette étape s’intitule Mowing, mais sous ce titre printanier se cache des morceaux folk parfait pour se réchauffer d’un chocolat chaud en regardant la neige tomber derrière la fenêtre. Des chansons qui font fermer les yeux et voyager loin surtout sur ‘While You Stand’… Sauf que ce soir, les éléments n’étaient pas réunis pour s’évader.

Pourtant la foule était un peu plus fournie, et Michael Nau a pris soin de sortir son efficace single ‘Love Survive’ rapidement pour amadouer le public. Mais les musiciens qui l’accompagnent ont un peu ruiné l’ambiance. Clairement, ça ne fait pas longtemps que le trio joue ensemble, car le songwriter doit montrer les accords au bassiste, qui reste sur ses gardes à l’approche de chaque changement.

Quant au batteur, soit il est très concentré sur sa tâche, soit il s’ennuie, mais les soupirs qu’il lâche fréquemment en disent long. Déjà que Michael Nau n’a pas l’air très à l’aise dans son rôle de leader, habitué à tourner depuis dix ans avec sa femme, la situation tourne au cauchemar. On aurait tant aimé se laisser porter par sa voix qui rappelle par moment Dan Auerbach des Black Keys et devenir un happy fool comme il le chante si bien…

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Lire l’interview de Michael Nau

Chamberlain

Première déception : si Chamberlain est un duo de pianistes, les boucles sont en fait pré-enregistrées, et les deux musiciens se font face au dessus de machines. Deuxième déception, la belle cage plexiglas au milieu du plateau ne serait qu’un banal écran… Les artistes electro sont d’habitude plus inspirés en terme de scénographie.

Le set commence très musique classique dans les références, pour s’enfoncer crescendo dans l’électronique. Mais en fait, de toutes ces influences, c’est les mathématiques qui priment, ne suscitant aucune émotion. Chamberlain cherche à monter en intensité, mais la salle n’est pas très réceptive. Néanmoins, on a un pincement au coeur quand ils demandent à allumer la lumière pour voir le public, et s’aperçoivent que la salle est presque vide…

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Remerciements : Jérémy Spellanzon

Catégorie : Concerts
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