The Wanton Bishops au Divan du Monde

Il y a des groupes atypiques qu’on a découverts par hasard dans de petites salles, et qu’on suit toujours avec plaisir. C’est le cas des Libanais bluesy Wanton Bishops qui commencent à se faire connaître, notamment grâce à leur programmation au Printemps de Bourges, aux Solidays ou à Glastonbury. Après un album paru il y a maintenant quatre ans, les revoici enfin de retour avec un nouvel EP, Nowhere Everywhere, qu’ils venaient défendre au Divan du Monde rempli par de nombreux fans.

The Wanton Bishops

Le leader Nader Mansour en impose d’entrée. Malgré le rasage récent de son impressionnante barbichette, le charisme du mec est assez scotchant. Totalement imprégné de rock psyché et de blues, il ne perd pas de vue ses origines, insufflant à des gimmicks tendance musique traditionnelle un courant électrique et même électronique, comme sur le tout récent titre ‘Hitman‘. Les arpèges peuvent être joués sur un micro-synthé criard, une guitare électrique traditionnelle ou même sur un oud électrique -revêtu d’espèces de paillettes dorées.

Au carrefour de la musique orientale et du rock’n roll, le groupe chante en arabe, mais parfois aussi en anglais, comme sur ‘Waslaha‘. Ce morceaux plus lent mais au rythme des plus lourds est clôturé par des envolées épiques d’harmonica dont Nader Mansour a le secret. Le leader en joue par moments en solo, ce qui attise encore davantage le public. Inévitablement, le rapprochement se fait avec le John Spencer Blues Explosions.

Nader Mansour sait déconner avec les premiers rangs, pour donner une ambiance de concert entre potes. Mais il sait également être tout doux, comme quand il reprend une chanson que son papy lui chantait, ou quand il évoque un tout nouveau titre, récemment écrit en Bretagne et soi-disant inspiré par les crêpes locales. Mais avec les distos qui vont bien, les notes sonnent donc bien blues cradingues… même si la fin est ratée, l’admet-il lui-même.

En final, leur espèce d’hymne ‘Sleep With The Light On‘ ravit la foule, qui a même droit à un deuxième rappel et des solos de guitare électrique joués avec un briquet réquisitionné dans la fosse. Ce soir au Divan du Monde, le Mississipi passait par Beyrouth.


Remerciements : Camille [La Mission]

Catégorie : A la une, Concerts
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