Gonzaï Night – Night Beats, Narco Terror et Avenue Z

Quand on évoque Gonzaï, on pense au mag qui n’a pas peur d’ouvrir sa gueule, et à leurs fameuses soirées bien rock’n roll. Pour démarrer le weekend ce sera les furieux Narco Terror, puis Avenue Z, le nouveau projet des Magnetix et enfin le garage-psyché des Night Beats, venus de Seattle. On s’attend donc à se prendre du gros rock’n roll en plein face à la Maroquinerie.

Narco Terror


Narco Terror est un duo français constitué de frérots pas du tout Delavega. En formation guitare/batterie, ils envoient du heavy ; pas vraiment métal, mais bien stoner à tendance trash. Leur look leggings léopard et peintures guerrières en rajoute une couche à l’impression de puissance musicale.

C’est le batteur qui assure le chant de sa voix profonde et rocailleuse qui s’avère parfois même terrifiante. Ses hurlements s’imbriquent dans les riffs ultra noisy d’une guitare acoustique poussée dans ses retranchements les plus crades. Bref, ça en jette, et des morceaux comme ‘Scagnetti (Fuck You)‘ ou ‘The Money Will Roll Right In‘ ne démériteraient pas au Hellfest. Et en plus, ils sortent des blagues désopilantes !

Avenue Z


Avenue Z, c’est l’alliage des deux membres de Magnetix, Looch Vibrato et Aggy Sonora, et d’un membre de Catholic Spray : Antoine accompagne aux claviers analogiques l’ancestral duo bordelais. Plus qu’un accompagnement même, car on reconnaît bien la patte garage-rock, – même si moins énervée – qui se fond dans des synthés aériens et un tantinet acides.

Looch hurle toujours sur certaines parties mais s’agite moins qu’en tant que pur Magnetix. Sans compter que le fameux Antoine reste statique derrière ses machines… D’ailleurs, l’assemblée semble un peu éteinte, malgré des titres puissants et frénétiques comme ‘Machine à rêves‘ ou ‘Azimut‘. Mais le dernier titre, ‘Ephemerol‘ a scotché tout le monde. L’esprit des claviers sonne davantage spatial et enfantin, un peu à la François de Roubaix ; et la boucle lancinante créée a foutu la foule en transe.

Night Beats


Les Night Beats viennent de sortir leur troisième album, Who Sold My Generation, enregistré selon les méthodes à l’ancienne du magneto à bandes. Et sur scène, on se prend en pleine face le côté vintage, plutôt sourd, avec une guitare Airline légèrement fuzzy et une énorme reverb à ressort sur un chant détaché voire branleur, tendance Growlers. Les titres du dernier opus sont direct passés en revue comme les dansants et aériens ‘Celebration #1‘ et ‘Power Child‘.

L’assistance reste tout de même assez calme, jusqu’au morceau ‘No Cops‘ qui réveille tout le monde. Caisse claire martelée, refrain entêtant, solos de gratte : ça commence à danser furieusement dans la fosse. Même les titres les plus doux et planants comme ‘Sunday Mourning‘ ou le plus ancien ‘H-Bomb‘ surexcitent le public, qui twiste même parfois (!).

En fait, les Night Beats sont aussi sobres sur scène que le public est déchaîné dans la salle. Parce que cette fois, ça y est, la fosse est sans dessus-dessous! Le groupe n’a rien demandé, mais ça slame et ça pogote jusqu’au final. Entre les titres rock-psyché et garage-blues, garage-rock et psyché-blues, et vice-versa… on ne savait plus trop où on était, mais bon, on était à fond.

Réclame

A noter qu’en cette période de doute pour la presse écrite, Gonzaï vient de sortir, après trois ans de magazine disponible sur abonnement uniquement, son premier numéro en kiosque.


Remerciements : Antoine [PIAS]

Catégorie : A la une, Concerts
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