The Fratellis au Trabendo

The Fratellis ne passent pas souvent en France… Alors quand ils font un saut par Paris pour présenter leur quatrième album Eyes Wide, Tongue Tied, forcément le Trabendo est blindé. Par des nostalgiques de Costello Music sorti en 2006, par ceux qui n’ont jamais cru en leur pause de 2009, par ceux qui étaient présents à leur retour avec We Need Medicine trois ans plus tard. Parce que malgré leur carrière assez discrète, The Fratellis ont une fan base très fidèle. Et c’est pas pour rien.

Le trio monte sur scène au son du French Can-Can d’Offenbach, et se plonge sans attendre dans leurs discographie. La salle est prête à taper du talon au son de leur pop aux accents country et blues. Et en effet, dès ‘Baby Don’t You Lie To Me’, on a l’impression que la salle va s’installer en ligne et se lancer dans une chorégraphie santiag… et que Jon Fratelli va balancer son chapeau de cow-boy. Les réactions à cette nouvelle chanson sont bonnes, mais rien à voir avec l’enthousiasme qui accueille ‘Henrietta’, qui ouvrait leur premier Costello Music.

Malgré les cris de joie et les sauts sur place, on sent que la foule n’ose pas encore se lâcher. Peut-être parce que chacun se réserve, la soirée s’annonce forte en émotions – ou alors parce que le son ne met pas le chant en valeur. Cela dit, ça permet d’apprécier les solos de guitares, et les cascades de descentes de toms. Heureusement que les chansons des Fratellis ont beaucoup de refrains très faciles à reprendre, comme sur ‘Flathead’ où l’ambiance bon enfant prend le pas. Et bientôt le drapeau de l’Ecosse s’agite frénétiquement au son des lalalas de ‘A Heady Tale’.

Sur chaque intro, la salle retient son souffle, se remémore les paroles de ‘Whistle For The Choir’ ou ‘For The Girl’ et se régale de découvrir en live les nouvelles comme la ballade ‘Deperate Guy’. Devant cette ferveur, Jon Fratelli raconte l’histoire de sa rencontre avec Barry le bassiste, et de leur amour commun pour The Sopranos sur lequel est fondé leur groupe. Puis il enchaîne sur ‘Got Ma Nuts From A Hippy’, la première chanson des Fratellis… probablement. Malheureusement, la console son refait des siennes, et on reconnaît tout juste ‘Everybody Knows You Cried Last Night’.

Quand un des amplis saute, The Fratellis se voit obligé de faire une pause, mais encore une fois le chanteur est tellement touchant, que la foule lui pardonne ce contretemps. Le concert touche de toutes manières à sa fin… mais pas avant de refaire le tour de la discographie, enchaînant un morceau par album pour souligner la cohérence de leur carrière. Tout en gardant le meilleur pour le rappel, avec leur fameux ‘Chelsea Dagger’, avec le remerciement bien placé : « Sans vous on est pas un groupe donc merci car grâce à vous on a le meilleur taf du monde… Nos vies seraient un désastre. »

Et comme pour rendre à César avant de tirer leur révérence après une heure et demie complète, The Fratellis finit avec élégance sur une reprise datant de 1961 : Dion DiMucci, ‘Runaround Sue’. Le batteur peut enfin sortir de sa cage de verre, prêt à être essoré de la tête aux pieds, mais l’air aussi comblé que ses faux-frères.

Réclame

Eyes Wide, Tongue Tied, le quatrième album de The Fratellis, est paru chez Cooking Vinyl


Remerciements : Marion [Ephelide]

Catégorie : A la une, Concerts
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