Totorro au Petit Bain

Depuis plusieurs années, le Transistor cherchait à percer le mystère des fameux Totorro : d’abord post-hardcore à tendance screamo sur un premier essai, puis d’un coup math-rock avec penchant pop sur l’album. Difficile d’attraper ces Rennais versatiles, on se laisse plutôt captiver par leur hautement addictif deuxième album Home Alone. Aussi quand on apprend qu’ils passent au Petit Bain en première partie de Maybeshewill, l’équipe s’est mobilisée.

Totorro

Les jeunes Rennais commencent tout en douceur, puis le batteur s’excite, jusqu’à se lever pour marquer le coup sur ses crash. Les rythmes oscillent, s’énervent puis calment leurs ardeurs, dans l’esprit des And So I Watch You From Afar … Sauf que Totorro ne sont pas dans la copie : alors qu’on attend un refrain, la batterie subit radicalement un épisode psychotique et ne s’éteint qu’une fois que les guitares mette fin à leurs cabrements nerveux.

De fait, le groupe aime à se faire désirer, et impose des introductions simples quand la foule cherche limite à pousser pour que l’ensemble explose. Totorro est toujours là où on ne l’attend pas : une fois sur des rails, les musiciens surprennent leur monde en mode samba. Et si on ressent des restes de guitare classique sur ‘Festivalbini‘, c’est pour mieux partir brutalement en vrille tout en restant étonnamment chromatique.

Pour réussir à suivre ces retournements de situation, les musiciens sont décidément plus rodés que leur pilosité ne le laissait présumer. S’ils aiment les stop-and-go, aucune de leurs figures de style ne tombent dans le cliché. Personne n’est dans la démonstration de force et l’ambiance reste bon-enfant, surtout quand la foule se régale à reprendre « le porte avion » sur ‘Osao San’ pour les chœurs les plus saugrenus jamais entendus.

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Réclame

lire l’interview de Totorro


Remerciements : Bertrand

Catégorie : Concerts
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