Born Ruffians au Trabendo

La dernière fois que les Born Ruffians ont joué en France remonte à décembre 2010. Trois ans bientôt, mais la claque était tellement retentissante que nos joues sont encore chaudes au souvenir de cette Maroquinerie. Aussi, même si le nouveau Birthmarks semblait à première vue bien pâle comparé aux deux albums précédents (et au projet solo du chanteur Luke Lalonde au passage), une visite au Trabendo s’imposait pour revoir le groupe canadien le plus surprenant jamais croisé.

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Malheureusement, trois années suffisent à se faire oublier, et ‘Kurt Vonnegut’ résonnerait presque dans la salle vide. Mitch Derosier, le bassiste outrement chevelu, et Steven Hamelin à la batterie font leur possible, mais le chanteur n’arrive pas à cacher sa déception. Et comme si la coupe n’était pas déjà pleine, un problème technique affectera tout le début du set. Il faudra bien six morceaux aux Born Ruffians pour se mettre dans le bain.

Pourtant, les compositions sont toujours aussi efficaces, et sonnent toujours autant comme une pop désordonnée… Avec des piques de mélodies sous une rythmique déglinguée. Il faut bien l’avouer : les Born Ruffians souffrent d’une folie non diagnostiquée, rappelant parfois celle de feu Clues. Le public, ne sachant pas sur quel pied danser, opte pour les cris qui soulagent. La foule aurait été plus nombreuse, que les slams auraient éclos dès ‘Badonk in a Donkey’.

Afin de motiver tout le monde, et eux-mêmes par la même occasion, les Born Ruffians balancent leur single à tiroir, ‘What to Say’, qui leur vaut des comparaisons aux Vampire Weekend pour les guitares subtropicales. Puis tranchant avec les évidentes envies reggae du bassiste, le groupe se lance dans un ‘Rage Flows’ très punk. Mais c’est sur la plus directe ‘Cold Pop’ que la foule commence enfin à se danser.

L’ambiance se réchauffe enfin, et tout s’enchaîne. On peut crier sur ‘Retard Canard’, qui mêle batterie militaire et basse jamaïcaine ; puis perdre tous ses repères sur ‘Hummingbird’ et ‘I Need A Life’, confirmant ainsi que leur meilleur album était le premier, Red, Yellow & Blue. Pour clore le set en beauté, Born Ruffians lance son nouveau single ‘Needle’, qui dégage une énergie tellement émouvante… Enfin, le rappel sur ‘Foxes Mate For Life’ sera bien évidemment trop court.

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Réclame

Lire le live report des Born Ruffians à la Maroquinerie


Remerciements : Lara (Ivox)

Catégorie : Concerts
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