Festival des Inrocks : Shock Machine, Parcels et Keep Dancing Inc

Le Festival des Inrocks envahit ce soir de nombreux sites, mais Le Transistor se concentre uniquement sur La Boule Noire, qui accueille trois formations plutôt éclectiques, si jeunes qu’elles n’ont pas encore d’albums à vendre. Les Parisiens Keep Dancing Inc qui remplacent le groupe r’n’b danois Liss au pied levé. Suivent les Australiens funky de Parcels, puis le dernier projet de l’ex Klaxons James Righton, Shock Machine.

Keep Dancing Inc

Assumant leurs envies de synthés eighties, le trio arbore bombers à paillettes et t-shirt One Direction (même si la vanne commence à se faire éculée…). Keep Dancing Inc accumule beaucoup de reverb et de delay pour un résultat très aérien, voire apaisant : de jolies ballades synth-pop s’imbriquent parfois dans des titres synth-rock dansants et planants.

Malheureusement, on a affaire à un énième groupe à synthés aux sonorités maintes fois rebattues. En fait, on ne sait pas trop si c’est un clin d’oeil à la new wave, ou s’ils veulent nous faire adhérer à leur cold-zouk, comme ils aiment à le dire… Malgré leur entrain faisant onduler la fosse, les Keep Dancing Inc restent trop statiques, sans doute piégés par leurs clavier… et des faussetés émanent parfois de mélodies moyennement accrocheuses. Il reste l’espoir qu’avec le temps, ils apprennent de leurs erreurs, car ils ont à peine vingt ans !

Parcels

De jeunes Australiens vivant à Berlin et qui font du funk en arborant la coupe des frères Hanson, c’est pas banal ! Cocottes funky de stratocaster, shakers, bruits de décapsuleurs, bpm rapide, kick et basse très en avant : la panoplie de soirée disco est complète. C’est même le genre de groupe adepte du break planant hypnotique avec claps et solos de guitare claire à savourer les bras en l’air.

Il y a chez Parcels un côté légèrement prog mais orné de phases psychédéliques sur fond d’orgue et de voix ultra réverbérée. Ca pourrait sonner has-been, mais avec eux, ça prend, tant les musiciens groovent sévèrement, et cela malgré leur attitude lazy et dégingandée. Ces mecs hyper souriants communiquent beaucoup avec le public, entre petites vannes en anglais et cris pour amadouer le public (du genre ‘Mon papa est Français!!’).

Bref, toute le monde rigole, et la Boule Noire ressemble vite à une boum géante. De ‘Gamesofluck‘ à ‘Myenemy‘, les titres festifs défilent, et se révèlent même bien plus dansants que sur leurs EP (désormais chez Kitsuné, évidemment !).

Shock Machine

James Righton entre en scène au son de langoureux synthés acides. Sa voix ultra réverbérée est magnétique et le premier titre ‘Open Up the Sky‘ sonne déjà comme un standard de dream-pop, avec son refrain des plus atmosphériques. Quelques titres se veulent plus rentre-dedans, avec un jeu de scène du chanteur très mouvementé, incluant descentes dans le public – sans doute pour pavaner dans son costume rouge patte d’eph.

Outre sa tenue, James Righton aurait presque un petit air de Nick Cave. Côté son, certains titres annoncent clairement le meilleur pour la suite, comme l’éponyme ‘Shock Machine‘ ou le très sunshine ‘Lost in the Mystery‘ – qui devrait bien passer dans les festivals l’été prochain.

Shock Machine
est le projet perso de Righton, mais il s’est entouré d’un quatuor de potes piqués à d’autres groupes en vogues : comme par exemple la toujours souriante batteuse Anna Prior, qu’on retrouve habituellement avec Metronomy. D’ailleurs, qui retrouve-t-on dans la salle, discutant avec des membres de Phoenix ou des Housse de Raquette? Joseph Mount, mister Metronomy himself. Oui c’était une soirée assez VIP, il ne manquait plus que la femme de James Righton, Keira Knightley. En tout cas, le premier album va sortir début février et devrait faire parler de lui.


Remerciements : Jérémy Spellanzon

Catégorie : A la une, Concerts
Artiste(s) : , ,
Salle(s) :
Evenement(s) :
Production(s) :
Ville(s) :

Et toi t'en penses quoi ?