Festival de Granby : jour 1

Le soleil se lève sur la petite ville de Granby. L’occasion d’éviter le petit déjeuner de l’Hotel Castel pour aller gouter celui du Burger King situé à quelques mètres de là. Parce qu’après, je suis aussi là pour gouter les saveurs locales. Hum. Et puis c’est rapidement l’heure du déjeuner. Direction le restaurant C’est Belge pour y déguster ses spécialités : soupe de courges aux pommes, feuilleté de saumon et frites à la bière, le tout accompagné d’une Kriek.

Burger King - ©BENJAMIN LEMAIRE

Burger King - ©BENJAMIN LEMAIRE

Quelques courses au Wall Mart et un article plus tard me voici en direction du zoo de Granby (prononcez “zou de grane’bè”) pour une petite rencontre avec une très belle chimpanzé qui semblait légèrement fatiguée en ce début de soirée et un lion qui vomissait (jour de jeûne oblige). Après avoir ri en regardant des petits bêtes drôles et s’être moqués des flamands un peu trop roses, c’est au tour de Vincent Vallières de se présenter sous les yeux critiques de la cinquantaine d’invités. Certains semblaient conquis d’avance par celui qui semble être une star locale, déjà auteur de 5 albums dont le dernier, Le Monde Tourne Fort, sorti en 2009.

Si je n’avais pas lu avant sa biographie, impossible de savoir que Vallières était un tantinet connu ici tant il rayonne de sympathie et de simplicité. La seule différence entre Vincent l’homme et Vallières l’artiste, c’est cette paire de lunette qu’il perd en montant sur scène aux côtés de son acolyte Business Dré. Complices, Vallières sourit et blague avec lui. Il sourit quand la pluie se met à tomber lorsqu’il commence à chanter. Il blague sur l’orage qui ponctue ses interventions. Installé au fond d’une grande hutte de la savane granbiaise (hum…), le jeune artiste québécois semble à l’aise devant un auditoire mixte composé de professionnels et de journalistes québécois qui le connaissent et semble l’apprécier et leurs homologues européennes prêts à le découvrir.

Vincent Vallières

Vincent Vallières

Côté musical, l’univers de Vincent Vallières (adapté aux conditions acoustiques du showcase) semble aussi varié que ses textes. Un léger rock aux airs folk parfois teinté de blues accompagne des paroles tantôt légères parlant d’amour et d’amitié, tantôt plus profondes voire un brin engagée. A l’image de sa magnifique chanson (qu’il avoue avoir mis 3 ans à terminer) écrite sur des bribes de conversations entre lui et ses grand-mères sur le combat de ses grands-parents, tout deux mineurs à Asbestos pendant la grève de 1949. Un texte qui semble résonner dans les esprits et les yeux de plusieurs québécois présents. Et qui ne m’a pas laissé indifférent.

C’est probablement là qu’est la force de Vincent Vallières, humain et humaniste. Avec son humour qui semble cacher une réelle sensibilité, il sait toucher et capter son auditoire. Un moment magnifié par son côté intimiste et privilégié. Une vraie et belle découverte pour un Français novice en chanson québécoise.

Vincent Vallières – On va s’aimer encore

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Catégorie : A la une, Concerts, Reportages
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