Winter Camp – Bryan’s Magic Tears et Le Villejuif Underground

Depuis 2012, le Winter Camp est devenu le rendez-vous musical de la fin de l’année. Un petit festival, sans prétention, qui aime à faire découvrir ce qu’il aime. Cette année, c’est entre la Maroquinerie et la Bellevilloise que tout se jouait. Dans une même soirée, on pouvait s’amuser à sauter d’une salle à l’autre pour faire le plein de décibels avant la trêve hivernale. Le Transistor en a profité pour revoir le Bryan’s Magic Tears et passer expérimenter Le Villejuif Underground.

Bryan’s Magic Tears

Sous un nom évocateur de licorne et d’arc-en-ciel se cache un projet monté par des groupes ultra underground : Marietta, La Secte du Futur et Dame Blanche. Leurs débuts se firent à Villette Sonique, avant d’atterrir à La Route du Rock collection hiver. Bref, sur le papier on se dit que ça risque d’être inaccessible. Et pourtant, non, c’est de la pop garage, avec des accents légèrement nostalgiques. Bon en fait, ça sonne très 90s, très Pavement.

Bryan’s Magic Tears vient de sortir son deuxième album, 4AM, chez Born Bad, évidemment. En live, une fois de plus, on se laisser prendre par les jolies harmonies. On aime que sur les choeurs éthérées, les cinq musiciens s’éclatent en headbang. On aime aussi le fait que ce soit une nana à la basse (c’est un gage de qualité) et on admire la moustache du batteur. Et surtout, on aime ce long final où ledit bassiste tape sur les fûts comme un sourd mais avec délicatesse. Bryan’s Magic Tears en rajoute mais ça fait du bien. Et pour parfaire le tableau, quand ils quittent la scène, ils affichent cet air désabusé qui va bien (même s’il énerve).

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Le Villejuif Underground

Ce groupe, on en avait beaucoup entendu parler – car encore une fois chez Born Bad Records, mais l’occasion ne s’était encore jamais présentée de les croiser en live. C’est la rencontre entre un poète australien (avec l’accent qui va avec) Nathan Roche, avec un quatuor de son quartier, le Geto Tropic. L’Australien a écumé toute la scène australienne, puis a sorti un paquet d’albums solo, avant de venir s’établir dans le 94. Ensemble, c’est Le Villejuif Underground. Et on peut dire qu’ils mouillent leur chemise sur scène. Dans la salle de la Bellevilloise, on s’imagine aisément à un concert du Velvet Undergound

Au passage, Le Villejuif Underground vient tout juste de sortir un clip, pour annoncer leur deuxième album, When Will the Flies in Deauville Drop?

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Remerciements : Gwendoline Chapelain

Catégorie : A la une, Concerts
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