Warmduscher et The Big Idea au Point Ephémère

Warmduscher c’est une sorte de super groupe, mais ultra-indé. On y retrouve pèle-mele des membres de Fat White Family, Paranoid London, Insecure Men et Childhood. Alors comme les univers nous parlent (on est même fan des Fat White Family), et que les vidéos étaient assez bizarres et suffisamment drôles, Le Transistor a laissé sa curiosité le guider. En première partie, on découvrait The Big Idea, jeune groupe originaire de La Rochelle. Sur le papier, c’était le concert de l’année !

The Big Idea

Ils sont sept sur scène et, au début de leur concert, nous étions à peine plus dans la salle. Mais The Big Idea ne se laisse pas démonter. D’un coup les cinq guitares se mettent à mugir, et la foule ne fait clairement pas le poids. Pour alléger leurs compositions, l’harmonica fait son apparition, et un des musiciens se cale aux percussions pour soutenir un doux chant… Cela dit rien ne nous avait préparé à la flûte à bec. Dis comme ça, ça paraît un joli foutoir, et ça l’était, mais les musiciens savent jouer !

The Big Idea aime à brouiller les pistes, à jouer un morceau intitulé ‘Medley #2’ avant leur ‘Medley #1’, à sortir un impromptu tambourin, et pourtant ils connaissent leurs classiques – en garage comme en blues. Quelque part, on sent l’influence des Parquet Courts et ça fait plaisir. En fait, les musiciens se cachent derrière un gentil humour potache, mais sous les cris, les chansons peuvent être très belles – comme la sobrement intitulée ‘134’. Leurs morceaux fonctionnent, leurs rythmes sont prenants, et leurs choeurs à l’unisson finissent de nous convaincre.

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Warmduscher

Une voix off nous ramène en 1974. Un mec s’étrangle en nous racontant une histoire digne de Jack Kerouac. Quand soudain un cowboy en survêt débarque, lunettes de soleil sur le nez et gros pendentif autour du cou. “Let’s have a party mate” s’exclame le chanteur entre quelques cris. Ces Britanniques se rêveraient-ils américains ? Sur un son menaçant, au milieu de sons électroniques, et d’effets de micro type vendeur de matelas à l’hypermarché, ils affirment être nés à New-York City.

Le chanteur Clams Baker Jr a quelques problèmes avec son pied de micro bricolé, mais ça ne change pas grand chose car la basse est si lourde qu’on n’entend absolument rien d’autre. Warmduscher annonce une chanson d’amour, puis réclame une bière. Et le concert décolle enfin, à force de répétitions… Il semblerait que ce groupe ne soit que de l’esbroufe, car il ne se passe rien en dehors des cris vulgaires poussés (à moins que leur but soit de nous alerter sur le bien-être animal en abattoirs ?)

Pourtant le bassiste, tournoyant, mouille la chemise, et quelques “wouhou” harmonisent une autre chanson d’amour. Pendant ce temps-là, le premier rang ose un gentillet pogo. Mais voilà que le chanteur refait des siennes : “Paris you wanna be my friend ?” et harangue la foule : “On était au Havre hier, il va falloir faire mieux”. Au final, ce groupe ne donne pas un concert, mais un show un peu foutraque.

Pour le rappel, le chanteur rebelle s’allume une clope. “On va vous filer une dernière chanson. Et vous allez pas vous plaindre ! Vous allez prendre ce qu’on vous donne !” Une fois encore, son seul talent sera de s’amuser – tel un enfant – à bricoler les sons avec son micro….. Moralité, c’est pas parce que ton impromptu concert de jour de l’an a eu de bons échos auprès de tes potes qu’il faut se sentir obligé de partir en tournée !

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Réclame

Whale City, le premier album de Warmduscher, est paru chez Leaf / Differ-Ant
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Remerciements : Marion Seury [Differ-Ant]

Catégorie : Concerts
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