Public Service Broadcasting au Backstage By The Mill

Public Service Broadcasting était en concert au Backstage By The Mill pour présenter le dernier EP, White Star Liner. Or depuis la dernière fois qu’on les avait croisés, le duo a aussi eu le temps de sortir un album, Every Valley. Après avoir traité la Première et la Seconde Guerre Mondiale, puis la Conquête de l’Espace, cette fois-ci, les Britanniques se sont penchés sur l’industrie minière de leur pays et la construction du Titanic. Encore un succès, entre post-rock et expérimentations galvanisantes.

Public Service Broadcasting

En Angleterre, les Public Service Broadcasting jouent au Royal Albert Hall, mais en France, leur style n’a pas encore percé. Aussi, c’est à l’arrière d’un O’Sullivan que les fans sont rassemblés, dissipés dans l’attente. Pour que chacun lève le nez de son téléphone, le désormais trio lance une musique enjouée avant de lancer ‘The Unsinkable Ship’ qui livre les impressions d’un jeune homme sur le chantier naval du Titanic. Après cette jolie intro armée de trompette, les choeurs éthérés et la voix de robot se mélangent pour ‘White Star Liner’.

L’apparition d’un banjo égaye l’ambiance, et le ‘Theme from PSB’ vient convaincre les curieux. Au milieu de la scène, le bassiste, JF Abraham, a plus de liberté que les autres sur scène, ce qui donne du relief à leur scénographie. En effet, nos J. Willgoose, Esq. et Wrigglesworth sont un peu coincés derrière leur machines et kit de batterie, chacun d’un côté du large écran. Le bassiste peut se permettre par exemple de sauter très haut sur ‘They Gave Me A Lamp’ – qui traite de la grève des femmes pendant la crise des mineurs en 1984.

‘Signal 30’ monte en puissance, surfant sur les synthés, en toute simplicité mais tellement efficace. Public Service Broadcasting enquille avec la guitare funky de ‘Sputnik‘, des cuivres sublimes mais rock sur ‘Korolev’, et s’offre une parenthèse lyrique et poétique en hommage à ‘Valentina’, première femme dans l’espace. La foule est à point, le groupe peut revenir sur son dernier album, toujours aussi funky, traitant du charbon et l’ère industrielle.

Avec ‘People Will Always Need Charcoal’, Public Service Broadcasting revient à du post-rock mêlant force et douceur. Après l’enivrant ‘Spitfire’, nous voilà plongés dans l’attente d’une réponse du premier homme en orbite, avec ‘The Other Side’, et le soulagement est palpable dans la salle. Salle qui bientôt saute au son 60s de ‘Go!’ se retrouvant à crier pour les faire revenir sur scène.

Toujours d’actualité, Public Service Broadcasting clôt avec un morceau, légèrement anxiogène, montrant les affrontements entre policiers et manifestants. Malgré les sujets sérieux, l’intention est de faire danser ! Avec ‘Gagarine’ – et l’irruption d’un petit cosmonaute sur scène ! -, et l’épique ‘Everest’ pour garder en tête les exploits de l’homme.

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Réclame

Every Valley, troisième album de Public Service Broadcasting, paru chez PIAS
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Remerciements : Charlotte GUEDJ

Catégorie : A la une, Concerts
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