Queens Of The Stone Age à l’Accor Hotel Arena

Les Queens Of The Stone Age sont de retour avec un nouvel album, Villains, un tantinet moins diabolique que ne l’évoquent la pochette et le titre. Peut-être que le producteur à tendance mainstream Mark Ronson aux manettes y est pour quelque chose… Peu importe puisque les Californiens sont bien connus pour leurs lives tonitruants. Et désormais, le groupe emmené par Josh Homme s’affiche dans les plus grandes arenas mondiales, comme ce soir dans l’ex palais omnisport de Paris-Bercy, complet, si l’on excepte les gradins du haut, fermés et camouflés derrière des bâches noires…

Queens Of The Stone Age

L’entrée des musiciens est théâtrale, avec rideau devant la scène qui tombe au sol dès leur arrivée. Etonnamment, les premiers titres joués, comme ‘If I Had a Tail‘ ou ‘Monsters in the Parasol‘, ne sont pas les plus récent. Ca commence plutôt tranquillement, mais le son stoner bien lourd est là, et c’est ce qu’on attendait. Les premiers rangs s’agitent déjà gentiment et lancent bientôt quelques micro pogos sur l’attendu ‘The Way We Used To Do‘, morceau quasi rock’n roll fifties emblématique du dernier album. Sur son gimmick de guitare, presque trop évident, Josh Homme entame enfin ses fameux petits déhanchés auxquels il commence à nous habituer.

Puis, comme les treize mille spectateurs, on sursaute de joie lorsque retentissent les premiers riffs de ‘No One knows‘, souvent joué en milieu de set. Le moment est toujours intense, et on se dit que ce désormais classique du rock se bonifierait presque avec l’âge. Pas le temps de souffler, il est enchaîné par le génialement expérimental ‘I Think I Lost My Headache‘. Finalement le dernier album sera presque joué en entier, avec quelques titres disséminés, dont ‘Fortress‘. Pas le plus percutant, certes, mais le plus entêtant. Et on adore toujours ‘Smooth Sailing‘, de l’avant-dernier album, avec son gimmick de guitare et sa basse bien fat.

Durant les transitions, Josh Homme philosophe pas mal, du genre ‘Faut pas croire les connards qui vous disent j’ai raison…’ ; il boit aussi des coups et trinque avec nous, notamment sur l’intro rallongée pour l’occasion du langoureux et sexy ‘Make It Wit Chu‘, sorti en 2007 sur l’album Era Vulgaris. Les passages presques Godpeediens de ‘Villains of Circumstance‘ tranchent avec un ‘Little Sister‘ et un ‘Go With the Flow‘ qui font rebondir la fosse.

Sauf que, quand on regarde plus attentivement le public, on s’aperçoit que seuls les aficionados les mieux placés sont déchaînés : les autres, la majorité de Bercy, semblent tout de même bien sages, comme s’ils étaient là uniquement pour les vieux tubes. D’ailleurs on se dit que les Queens Of The Stone Age valent sans doute un peu plus le coup dans un festival rock un peu ambiancé, ou dans une “petite” salle de deux mille places avec bien plus de promiscuité, les fans les plus hardcore, et un son moins réverbéré.

Après un rappel démarré presque psychobilly avec le tout nouveau ‘Head Like a Haunted House‘, c’est leur fameux ‘Song for the Dead‘ qui nous explose les oreilles en final (comme souvent, d’ailleurs…). Le morceau semble un peu brouillon ce soir, mais sa puissance nous emporte quand-même… obligé.

Réclame

Villains, le septième album des Queens Of The Stone Age, est paru chez Matador / Beggars


Remerciements : Karen [Live Nation]

Catégorie : A la une, Concerts
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