Grand Blanc et Le Vasco à la Gaîté Lyrique

Après un premier album, Mémoires Vives, sorti en début d’année et une belle tournée des festivals d’été, Grand Blanc revient à Paris pour clôturer cette longue série de concerts. A cette occasion, La Gaîté Lyrique est remplie de fans hardcore. Car depuis deux ans, le groupe semble bel et bien s’être fait un nom, et devient un incontournable sur la scène musicale française. Et pour respecter le thème plutôt électro-rock cold, c’est Le Vasco qui officie en première partie.

Le Vasco

Un silence de mort plane à l’arrivée de ce jeune groupe parisien. Soit les spectateurs n’étaient venus vraiment que pour Grand Blanc, soit ils sont choqués par le choix audacieux de la robe à fleurs de la chanteuse. Sous un minimum de lights, on entre assez vite dans leur univers sombre très typé, à base de nappes de synthés glaciales, de vocoder à foison et d’autotune en temps réel sur les voix. On pense à FKA Twigs dans le minimalisme électronique, dans certains murmures, et certaines phases proches du trip-hop : le récent titre ‘Razorblade‘ est même quasi parlé-chanté.

Etonnamment, un côté cool et positif ressort quand même, bien aidé par une chanteuse toujours souriante qui se démène pas mal. Finalement, le public se fait bien moins timide pour les acclamations finales.

Grand Blanc

Evidemment, quand les Messins font leur apparition dans la pénombre d’une Gaîté Lyrique comble, c’est l’hystérie. Les fans de la première heure sont déjà à donf, surtout que le groupe entame derechef son titre sans doute le plus emblématique, ‘Degré zéro‘. L’ambiance est à la fois sombre et chaleureuse, et clairement hypnotique. Entre phases synthétiques et froides, arpèges de synthé entêtants, moments atmosphériques, une espèce de tension est palpable. Et elle va agir durant tout le set.

Camille la joue extra-terrestre sexy avec sa combi blanche fendue tout du long, et nous alpague par son phrasé parfois chuchoté et haletant. Elle passe même par des phases tantôt sombres, tantôt guillerettes, comme sur l’épique ‘L’amour fou‘. En contre-pied, Benoît est toujours aussi scotchant, voire inquiétant, déjà de par sa personnalité, son regard de dur, mais aussi avec sa voix particulière, à la fois rauque et nasillarde – clairement mise en avant dans des titres comme ‘Summer Summer‘.

Cependant la troupe n’est pas si dark, et est même souvent souriante. Les musiciens s’échinent dans une ambiance sympathique de fin de tournée, dans des élans mélancoliques à la fois intenses et jouissifs, comme durant l’un des highlights, ‘Surprise Party‘. Le show est des plus prenants, jusqu’au final qui part en quasi techno, où le public est convié sur une scène désormais transformée en dancefloor.

Près de cent personnes rejoignent Grand Blanc dans une totale allégresse, dont un mec qui slame dans une fosse qui ne le reçoit pas. Ca fait boum mais ça va. Le dernier titre – mais premier chronologiquement, ‘Montparnasse‘, conclut un show aussi cohérent que passionnant.


Remerciements : Nicolas [Phunk]

Catégorie : A la une, Concerts
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