Jesse Mac Cormack à la Mécanique Ondulatoire

En première partie de Sophie Hunger, Le Transistor avait repéré Jesse Mac Cormack, un montréalais qui donne dans la folk blues sombre et ténébreuse. Aussi quand il passe à la Mécanique Ondulatoire, il nous paraît intéressant d’aller voir comment il gère son audience. Dans la cave de ce bar rock du 11e arrondissement, on ne peut pas voir sa gueule d’ange, donc peut-être que l’auditoire sera plus impartial.

Seul sur scène, Jesse Mac Cormack se délie les doigts histoire de capter l’attention de l’auditoire. Ses balbutiements prennent forment et sa voix granuleuse prend la main sur la guitare. De temps en temps des cris arrivent de l’étage pour rappeler qu’à la surface, la vie se passe. Mais le chanteur captive, car dans les silences, on n’entend pas un mot de l’audience pourtant dissipée et avinée quelques instants plus tôt.

Après cette introduction, son groupe – qui se chargeait de calmer les cancres du fond de la salle (là où se trouve le bar en même temps) – arrive sur scène. C’est là qu’on se dit que les Montréalais ne font décidément rien comme tout le monde, parce qu’ils ont deux bassistes ! Les crissements blues vont alors bon train et Jesse Mac Cormack décide de placer certains accords à l’aide de son bassin… ce qui fait légèrement grimper la température.

Le public se laisse prendre par les compos et commence à se dégourdir les hanches au son de la batterie qui claque en rimshot. Puis d’un coup, Jesse Mac Cormack envoie valdinguer son costume d’écorché vif, et donne un coup de pied au cul de la salle, à grands renforts de « nananah » s’il le faut ! Après tout, ils sont nord-américains, ils peuvent se le permettre – même si, pour faire bonne mesure, ils rajoutent un peu de distorsion.

Subitement, le concert se finit : il ne s’agit que d’une courte pause pour remplacer une corde de guitare qui a sauté. Malheureusement, comme le public n’a pas été mis au courant, il est remonté. Qu’à cela ne tienne, Jesse Mac Cormack en profite pour se taper un instrumental complet, puis après avoir injectés des mélodies sinueuses, il explose pour laisser ses effluves blues envahir la salle. Bref, on n’est pas plus avancés : le mystère Jesse Mac Cormack reste entier.

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Réclame

Music for the Soul, le premier album de Jesse Mac Cormack, est paru chez Secret City
Voir les photos de Jesse Mac Cormack au Trianon avec Sophie Hunger


Remerciements : Jérémy Spellanzon

Catégorie : Concerts
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