C Duncan, Palehound et Sasha Siem pour A Nous Paris fireworks

Le festival A Nous Paris Fireworks a pris l’habitude d’investir la capitale à la fin février, afin de présenter de jeunes artistes internationaux. La programmation y est plutôt éclectique, tout en restant pop. Pour le dimanche soir, la programmation s’annonçe particulièrement douce, avec notamment le jeune écossais C Duncan, digne représentant d’une pop éthérée, programmé au dernier festival des inRocKs Philips. Avant lui, on découvre l’aérienne Sasha Siem et Palehound, au un rock légérement plus musclé.

Sasha Siem

C’est clairement pas la grosse ambiance lorsque l’Anglo-norvégienne pénètre sagement dans un Point Éphémère clairsemé. D’ailleurs, les applaudissements resteront timides, et même lents à se déclencher. Peut-être que sa douceur et sa délicatesse tendent à rester calme et poli, tout comme sur un de ses titres phare, ‘So polite‘. Un morceau pourtant empli de jolies fausses pistes et servi par un violon en pizzicato convulsif qui accompagne un chant angélique.

Les compositions de son premier album Most of the Boys sont assez éthérées, jamais redondantes, mêlant des références musicales à la fois classiques et actuelles. Le titre éponyme est un des meilleurs exemples de son jeune savoir-faire, quasi Bjork-ien… Ce n’est sûrement pas par hasard qu’elle vient d’enregistrer son deuxième album en Islande.

Palehound

Les natifs de Boston font d’emblée bonne impression. La chanteuse Ellen Kempner semble un peu intimidée mais surmotivée, d’autant que la salle est maintenant bien garnie. Elle ne manque pas de remercier tout le monde pendant un bon moment, même les barmen (!). Musicalement on retrouve une surprenante et agréable diversité allant de folk-songs à la Nick Drake jusqu’aux déchaînements plus saturés des Pixies. Ce genre d’influences se ressent sur les magnifiques et délicats ‘Easy‘ et ‘Harvest‘, ou sur le plus énervé ‘Molly‘, bijou folk-rock presque pêchu.

Pour ce premier album Dry Food, on est bluffés par le côté hyper mature des chansons de cette jeune auteur-compositrice. Quelques frissons nous ont même parcouru l’échine sur certains airs minimalistes et évocateurs de jolies histoires. Avec cette trouble impression d’être dans le film Juno.

C Duncan

L’Ecossais semble timide, peu habitué aux spotlights, et s’adresse au public en murmurant dans un accent précieux. Mais ses folksongs aériennes collent finalement bien au personnage pour transporter dans son espèce de rêverie. Tout est doux, jusqu’aux airs parfois sifflotés par C Duncan, comme sur le titre ‘For‘, paru sur l’unique album Architect, sorti l’an dernier. Sur les terres de Grizzly Bear ou Midlake en version encore plus apaisé et céleste. D’autant que le groupe enchaîne en reprenant ‘Pearly Dewdrops’ Drops‘ des Cocteau Twins (présent sur leur dernier EP, nommé EP)…

Mais ses compositions originales suffisent à marquer l’univers de C Duncan, comme le sublime ‘Silence and Air‘, encore plus agréable à écouter sur disque pour profiter de l’amoncellement de couches de voix. Sur scène, l’ensemble n’est pas encore très assuré, ce qui n’empêche pas de passer un bon moment et de se laisser porter par les variations de rythmes, comme avec ‘Garden‘, véritable ballade dynamique.

De jeunes petits génies du songwriting, disposant tous d’un sérieux background technique et culturel. A suivre de près…


Remerciements : Solenne [Boogie Drugstore]

Catégorie : A la une, Concerts
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