Les Vieilles Charrues 2015 – jeudi

Chaque année, le festival des Vieilles Charrues est ouvert après un tiré de charrues dans l’herbe. Et cette année le crachin breton va bien arroser le public. Les clichés ont la dent dure ! Pour jouer le jeu du thème de l’année, Alice au Pays des Merveilles, pas mal de festivaliers seront déguisés en fillette en robe bleu ou lapins blancs. En cette première petite journée, Le Transistor a surtout retenu l’impressionnante performance de l’Anglaise Anna Calvi au milieu de Soprano, Muse et Brodinski.

Le festival des Vieilles Charrues a vingt-quatre ans; il est géré de manière quasiment familiale, par des habitants des environs de Carhaix, et vit à 80% de ses entrées payantes. Ce petit village gaulois est pourtant devenu le plus gros festival de France et affiche cette année 250 000 spectateurs. Quatre jours durant, la Bretagne vit au rythme de cet évènement qui se veut grand public.

Anna Calvi


L’Anglaise est impressionnante. Surtout qu’elle en jette en combi noire, lunettes noires et rouge à lèvre flashy. Elle allie sa classe naturelle, ses envolées de voix profonde et ses riffs de telecaster enflammés quasi noisy : notamment sur ‘Eliza‘, puis ‘Jezebel‘ chanté en français. Avec son deuxième album One Breath paru fin 2013, Anna Calvi continue à tenir des prestations scéniques toujours aussi hypnotisantes, surtout quand elle se livre à des solos de guitare énervés. Ca sonne un tantinet expérimental par rapport aux artistes qui vont suivre, et le public n’est pas des plus attentifs, mais la sauce a finalement pris. Dommage que le set n’ait duré que quarante-cinq minutes…

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Soprano


S’il faut vraiment écrire quelque chose sur Soprano, on dirait qu’on n’a pas vraiment compris l’intérêt de reprendre autant de chansons d’autres artistes, que ce soit Michael Jackson ou Stromae. Mais c’est peut-être son fond de commerce… En tout cas, son hip-hop assez naïf n’a retenu l’attention que des plus jeunes ; les autres sont plutôt partis boire des bières.

Muse


YouTube Preview Image A 22h, Muse débarque sur la grande scène devant 60 000 personnes en entamant son insipide single du moment, ‘Psycho‘. Le show est assez burné, sombre, mais pas aussi démonstratif que par le passé. Finalement c’est presque un peu frustrant de se retrouver devant ce groupe sans voir Matthew Bellamy partir dans une envolée lyrique, le vent dans les cheveux, pour décoller depuis une estrade en se tordant sur une guitare clignotante. Les Anglais font donc désormais dans la sobriété. Quelques anciens tubes sont déroulés, comme ‘Plug in Baby‘, ‘Starlight‘ ou ‘Time is running Out‘, ainsi que quelques surprises bateaux comme le riff de ‘Back in Black‘ d’AC/DC ou l’intro d”Il était une fois dans l’ouest‘ jouée à l’harmonica. Forcément, le rappel pète, avec rubans de couleur qui jaillissent, pour le plus grand bonheur des ados, voire de leurs parents.
Voir les photos de Muse à l’Olympia

Brodinski


La soirée se termine par Brodinski qui mixe surtout les titres de son dernier album ‘Bravia‘. Le public des Vieilles Charrues danse tout au long du set électro mi-dark mi-festif, et empli de breaks saccadés qui donnent la patate.


Remerciements : Lucie [Vieilles Charrues]

Catégorie : A la une, Reportages
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