DMA’s à la Boule Noire

Des Australiens qui font du Oasis, c’est la description un peu rapide que certains font de DMA’s. Pour notre part, leur pop aguicheuse, certes marquée par un amour des années 90, nous a conquis dès le premier EP, et notamment l’irrésistible ‘Delete’ parue en 2014. Néanmoins, Le Transistor n’avait jamais eu l’occasion de les voir en live pour juger sur pièce. Leur passage à la Boule Noire était la bonne excuse pour découvrir leur premier album Hills End.

DMA’s

La première impression est toujours marquante, et il faut avouer que voir ce chanteur, tout petit au milieu des guitares, qui a choisi de sortir sa plus belle chemise tigre et dragon sans aucun second degré apparent… a le don de laisser pantois. En plus, DMA’s commence par une des plus sucrées, ‘Play it Out’, pendant que le choriste tape des poses en mode guitar hero (alors qu’il porte une casquette et un t-shirt Nike).

Heureusement, Johnny s’excite sur son acoustique, Tommy sur son tambourin, et DMA’s embraye sur l’entraînante ‘Feels like 37’ que tout le monde a envie de reprendre en choeur instantanément. Des mélodies parallèles s’échappent pour donner du relief à ce mur de son pop impénétrable. Et finalement, on aime que Johnny se tape la poitrine quand il prononce le mot “honesty”, qu’il n’ait pas peur de répéter les paroles qui viennent du fond du coeur comme sur ‘Straight Dimensions’.

Si les morceaux sont ultra-pop, ça n’empêche les musiciens de fuser sur une fin de ‘Melbourne’, et le son se ferait limite menaçant sur un morceau comme ‘Timeless’ qui parle une fois de plus d’amour. Et étonnamment, c’est un public très masculin qui se laisse émouvoir par ‘Too Soon’ aux paroles éloquentes : “When you’re on your own, do you break down ?” C’est d’autant plus touchant de remarquer Johnny mimer toutes les paroles qu’il a lui-même écrites.

Pour relancer l’ambiance, DMA’s annonce une reprise de Madonna, et peu importe si ça plaît au public. Mais leur ‘Beautiful Stranger’ n’a que peu de points en commun avec l’originale, tellement ils arrivent à la transposer à leur sauce – il suffit de la voix si particulière de Johnny en fait. Sur le final, c’est un déferlement de tubes : ‘Step Up’, ‘So You Know’ chantée à deux seulement, et la fameuse ‘Delete’. Les Australiens reviennent boostés et sautillants pour que la batterie se lâche enfin sur ‘Lay Down’.

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Réclame

Hills End, le premier album de DMA’s, est paru chez PIAS.
Lire l’interview de DMA’s


Remerciements : Marie-Julie [PIAS]

Catégorie : A la une, Concerts
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  • Entretien avec DMA's | Le Transistor :

    […] Du coup, personne ne comprend pourquoi on les met dans nos clips ! » Et sont conscients que l’esthétique est un sujet totalement subjectif et personnel. « Mason se fait lui-même ses tatouages. Il m’en a fait un d’ailleurs : #9 ! On était très […]

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