Beaffle #4 : ZAZ

Pas plus tard que ce matin, la SACEM, la Société pour des Artistes Chiants et Malpayés a sorti son palmarès. A l’inverse des Défaites de la Musique, ils envoient un e-mail AVANT avec les résultats, comme ça tu peux te bourrer la gueule pendant la cérémonie en ayant déjà préparé tes compliments et tes vannes à l’avance. D’ailleurs je les en remercie.
Bon, au programme :
Serge Lama (wow)
Etienne Daho (eh bah…)
Charles Dumont (inconnu, mais son site internet est génial, je vous le conseille)
Romane (inconnu mais il a le prénom de mon ex et donc ça doit être cool)
Anne Dorr (inconnu, mais ça ressemble à Andorre donc j’imagine que c’est bien)
Bruno Fontaine (encore un fils de, il faut vraiment qu’on fasse une émission sur ça)
Gilberto Gil (inconnu mais on dirait un prénom de tueur en série genre Guy Georges, Emile Louis ou Danièle Gilbert donc j’aime bien)
Bon en fait j’en connaissais mais c’est plus pratiquer de tout dénigrer.
Et pour finir une flopée de trucs inutiles que je ne vais pas nommer à l’exception du très cool Rover (il était temps que la SACEM qui lui refourgue un prix, 2 ans après son album), le non moins très cool Stromae et… ZAZ.

Ca-gaze-pour-Zaz[1]

Ouais ZAZ. La Rom arrangée. Ou dérangée. Arrivée en 2010 sur les scènes françaises, avec son album éponyme et palindrome, sa coiffe de manouche et ses fringues de clodo-hipster, ZAZ, appelons la Isabelle, ne les quitte plus. Ni ses habits, ni ses cheveux sales, ni les scènes. Voila pas 3 ans qu’elle est partout, des festivals jusqu’aux Enfoirés. Ça aussi un jour faudra qu’on en parle.

Enfin attention hein, parce que ouais ZAZ c’est de la grosse merde, mais son premier album ZAZ elle en a quand même vendu 1 800 000. Genre 780 000 en France et 450 000 en Allemagne dont on imaginait pas qu’ils ré accepteraient les manouches aussi vite. Une réparation du préjudice commis il y a longtemps peut être. Enfin, comme dirait un grand philosophe, je ne sais plus si c’était MC Jean Gabin ou le Mollah Omar, les temps changent.

Zaz… Ça rime avec naze, phtiriase (cherche dans Google images si t’oses), trypanosomiase, masque à gaz et lilloise. C’est pas pour rien si ça rime pas avec bien, cool, exceptionnel ou génial. Au moins le nom ne ment pas sur la marchandise.
Du coup, je me suis dis que moi, Benjamin Lemaire, je devais m’intéresser objectivement à Zaz. Avec des vrais faits. Pas sur sa musique hein, je suis pas suicidaire.

Donc j’ai allé sur Wikipedia pour avoir la chance infuse. Voici à peu près ce que j’ai retenu.

1er mai 1980 : Isabelle Geoffroy qui ne s’appelle pas encore Zaz naît à Tours. Je passe le miens pour une vanne sur cette ville. Elle chiale pour la première fois vers 15H47. Son seul vrai tube.
1981 : Isabelle a un an.
1982 : Isabelle a deux ans.
1983 : son père devient électricien. Mais il ne fera pas de sa fille une lumière pour autant.
1985 : Isabelle qui ne s’appelle toujours pas Zaz entre au conservatoire de Tours. Elle étudie surtout le solfège, le violon, le piano, la guitare et le chant choral. Comme quoi les études ça fait pas tout.
1990 : Isabelle a dix ans
1992 : Isabelle a ses premières règles.
1994 : les parents d’Isabelle divorcent. Elle suit sa mère qui déménage à Libourne. Décidément elle est abonnée aux villes de merde.
1998 : Isabelle gagne la coupe du Monde
2000 : Paco Rabanne avait prévenu c’était le début de la fin du monde. On lui file une bourse bien remplie (à Zaz pas à Pacbo) pour lui permettre de chanter dans une école. Encore.
2001 : Isabelle ne s’appelle toujours pas Zaz et intègre les Fifty Fingers. Ou c’est Fifty Fingers qui s’intègre à elle j’ai pas trop compris.
2002 : Virée de son ancien groupe elle en créé un autre Red Eyes. C’est une guedin. On dirait une soeur Gallagher.
2004 : Zaz fait un concert de merde
2005 : Zaz fait plein de concerts de merde
2006 : Zaz fait toujours plein de concerts de merde
2007 : Isabelle (puisqu’elle ne s’appelle toujours pas Zaz) rencontre Kerredine Soltani qui la fait signer chez Play On. Ouais Play On qui nous offrira Colonel Reyel, le retour de Matt Houston, Elisa Tovati et le petit enculé de Vadel, ce fils de … dentiste, on y reviendra dans quelques semaines.
2008 : Zaz s’exporte… en Russie. Malheureusement elle revient
2009 : Elle rencontre Raphael. (vous commencez à sentir la merde arriver ou pas?)
2010 : Zaz est connue. Eh merde. Elle a d’l’amour, d’la joie, de la bonne humeur, ce n’est pas notre argent qui f’ra son bonheur, elle elle veux crever la main sur le coeur. Bon bah qu’elle commence par ça.
2011 : défaite de la musique, Zaz en reçoit une Victoire
2012 : meilleure année pour Zaz : elle ferme enfin sa gueule.
2013 : Zaz revient avec Recto Verso. Rassurez vous ce n’est pas une sextape, c’est un nouveau mauvais album. Un CD rom un peu. Bon faites genre que j’ai pas faite celle là.

Tu vois finalement Zaz c’est un peu l’artiste qui embrouille toute ma petite tête. A la fois je trouve ça cool que des artistes vendent encore des disque,s mais en même temps je me dis que c’est jamais ceux qui devraient qui sont au top des charts. Alors quand la SACEM lui file son Grand Prix à l’Export, j’espère qu’un truc : c’est qu’elle s’exporte, et qu’elle ne revienne pas.




Catégorie : Editoriaux
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